LES ASTRONEWS de planetastronomy.com:

Mise à jour : 8 Mars 2017       

        

Conférences et Événements : Calendrier   .............. Rapport et CR

Prochaine conférence SAF Les aventuriers de l’Astronomie, des Grecs à l’antimatière par Jean Pierre Martin, Physicien, membre de la SAF., réservation à partir du 9 Mars.

Liste des conférences SAF en vidéo.

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ARCHIVES DES ASTRONEWS : clic sur le sujet désiré :

Astrophysique/cosmologie ; Spécial Mars ; Terre/Lune ; Système solaire ; Astronautique/conq spatiale ; 3D/divers ; Histoire astro /Instruments ; Observations ; Soleil ; Étoiles/Galaxies ; Livres/Magazines ; Jeunes /Scolaires

Sommaire de ce numéro :  

Le nouveau visage de Mars : CR de la conf SAF de S Bouley du 8 Février 2017. (08/03/2017)

Les occultations stellaires : CR de la conf IAP de B Sicardy du 7 Février 2017. (08/03/2017)

L’eau dans le Syst. Solaire : CR de la conférence Vega de Th Encrenaz du 28 Janv 2017. (08/03/2017)

Exoplanètes : 7 d’un coup ! Grâce au Trappist !! (08/03/2017)

Les Voyagers : Travail en commun avec Hubble ! (08/03/2017)

In Memoriam : Adieu à Jacques Tiziou. (08/03/2017)

L’Univers : Dernier pointage : 2000 milliards de galaxies ! (08/03/2017)

Super Nova 1987A : Trente ans depuis sa découverte, ça se fête ! (08/03/2017)

Inde : Et hop ! 104 satellites d’un coup mis en orbite ! (08/03/2017)

NASA : Deux nouvelles missions sélectionnées. (08/03/2017)

La constante de structure fine : Est-elle vraiment constante et est-ce important ? (08/03/2017)

Space X :.Lancement, récup et amarrage réussis ! (08/03/2017)

Histoire des stations spatiales : L’ISS (début) Deuxième partie. (08/03/2017)

La Lune :.Une nouvelle théorie de sa formation. (08/03/2017)

La Lune, suite : Elle serait plus vieille que ce que l’on croyait. (08/03/2017)

CÉRÈS :.Les glaces éternelles. (08/03/2017)

Dawn :.On découvre de la matière organique à la surface de Cérès. (08/03/2017)

New Horizons :. Pluton et ses mystères de glace. (08/03/2017)

Pilier solaire : qu’est ce donc à l’aide d’une belle photo de Didier.

Vu d'en haut : Le Japon. (08/03/2017)

Livre conseillé :. Les trous noirs par L Susskind (08/03/2017)

Les magazines conseillés :.Pour la Science Mars 2017 (08/03/2017)

 

 

 

LES EXOPLANÈTES : 7 D’UN COUP ! GRÂCE AU TRAPPIST ! (08/03/2017)

 

 

Au mois de Mai dernier, nous vous avions parlé de trois planètes potentiellement habitables découvertes à 40 al de nous, dans le Verseau, grâce au télescope TRAPPIST de nos amis Belges de Liège  (Michaël Gillon et ses collègues, dont notre ami et fidèle lecteur Emmanuel Jehin de l’Ulg) situé à l’ESO au Chili.

 

ScreenHunter_1577 FebDepuis on a persévéré dans l’étude de ce système en employant complémentairement d’autres télescopes, dont Spitzer, le télescope spatial IR, qui malgré son mode dégradé de fonctionnement (il n’a plus de liquide de refroidissement) a pu compléter les observations de Trappist et participé à la découverte, en fait d’un système total d’au moins 7 planètes, qui sont apparemment toutes rocheuses.

Trois d’entre elles sont dans la zone habitable au moins (e, f et g), peut être même 4 (d, e, f et g). Elles sont toutes très proches de l’étoile, bien plus proche que Mercure ne l’est du Soleil.

 

L’ESO a publié un communiqué à ce sujet : Ultracool Dwarf and the Seven Planets

 

L’étoile autour de laquelle tournent ces sept planètes « terrestres », est du type naine rouge ultra froide, elle est 100 fois plus petite que notre Soleil et possède 8% de sa masse, elle et un peu plus grande que Jupiter.

Sa luminosité est aussi très faible, 0,05% celle du Soleil.

 

Illustration : échelle des tailles des nouvelles planètes (ESO/O. Furtak)

 

 

 

 

 

Cela implique que pour avoir des planètes dans la zone habitable (zone où l’eau peut exister sous ses trois formes), elles doivent être très près de leur étoile. Et c’est le cas pour au moins six d’entre elles, leurs « années » durent entre 1 et 12 jours !

 

Si près de leur étoile, elles ont toutes les chances d’être synchrones à cause des forces de marée puissantes (elles présentent la même face vers l’étoile, comme la Lune vers la Terre, on dit tidal locked en anglais).

 

Crédit: NASA/R. Hurt/T. Pyle

 

 

 

 

L’eau n’est que la condition nécessaire à la vie, et non suffisante, il faut aussi une atmosphère, et une gravité raisonnable pour qu’eau et atmosphère ne s’échappent pas dans l’espace.

Les atmosphères sont en train d’être étudiées (Hubble), et apparemment il y aurait très peu d’Hydrogène, ce qui est favorable pour des planètes rocheuses, non gazeuses.

Le temps, je veux dire la durée, semble aussi jouer un rôle important dans l’établissement de la vie, ces mondes ne doivent pas être éphémères , mais au contraire très stables sur une longue durée pour abriter la vie et permettre une certaine évolution.

Dans notre système solaire, l’eau semble exister aussi sous la glace des corps lointains comme Encelade et Europe et peut être d’autres encore.

 

 

Bien entendu, des planètes synchrones ne sont pas l’idéal pour développer la vie, un côté froid, un côté chaud, mais on ne sait jamais, avec des mouvements d’atmosphères possibles, il peut y avoir des zones « tempérées ».

On pense qu’elles ont des températures proches des moyennes terrestres.

À cause de la proximité de leurs orbites, elles sont probablement toutes en résonance entre elles, un peu comme les satellites de Jupiter.

Illustration : comment ces 7 planètes pourraient apparaitre ainsi que leurs principales caractéristiques.

Crédit : NASA.

 

 

 

 

 

Échelle relative des orbites des 7 planètes. La zone grisée correspondant à la zone habitable possible. Credit: ESO/M. Gillon et al.

Comparaison des orbites des planètes récemment découvertes
Credit: ESO/O. Furtak

 

 

 

 

 

 

A Treasure Trove of Planets Found, video NASA  ce qui suit :

 

Vidéo :

 

 

 

 

 

C’est un record d’avoir découvert 7 planètes rocheuses d’un coup ! Bravo à nos amis.

 

Ces découvertes sont parues dans la revue Nature dont l’auteur principal est M Gillon sous le titre :

Seven temperate terrestrial planets around the nearby ultracool dwarf star TRAPPIST-1

 

Là aussi on attend avec impatience le nouveau télescope JWST, en attendant, Kepler devrait nous aider à affiner les propriétés de ces planètes.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

7 planètes autour de TRAPPIST-1, article du CNES.

 

NASA Telescope Reveals Largest Batch of Earth-Size, Habitable-Zone Planets Around Single Star

 

Seven Terrestrial Exoplanets Around a Nearby Star par Space Daily

 

Huge News, Seven Earth-Sized Worlds Orbiting a Red Dwarf, Three in the Habitable Zone par Universe today

 

Sept planètes de la taille de la Terre autour d'une étoile à 40 années-lumière par Ciel et Espace.

 

SPECULOOS interview de Michael GILLON, vidéo

 

NASA’s Spitzer Reveals TRAPPIST-1 - All 7 NEW Planets in Habitable Zone, la conf de presse NASA 38 min

 

 

 

 

 

 

LES VOYAGERS : TRAVAIL EN COMMUN AVEC HUBBLE. (08/03/2017)

 

Les sondes Voyagers lancées dans les années 1970 et qui ont exploré les planètes externes de notre système solaire, sont maintenant parties vers le milieu interstellaire.

·         Voyager 1 est à 138UA du Soleil et se dirige vers Gliese 445 qu’elle dépassera dans 40.000 ans.

·         Voyager 2, dans une toute autre direction est à 114UA du Soleil, et se dirige vers Ross 248 qu’elle dépassera dans 40.000ans

Elles sont toutes les deux plus ou moins actives, et envoient toujours des informations à la Terre sur le milieu qu’elles traversent. On pense qu’elles peuvent encore transmettre un signal « écoutable » pendant 10 ans.

 

STScI-Voyagers-low

Cette illustration représente la position actuelle (2017) des sondes Voyager 1 et 2 ainsi que les directions vers lesquelles elles se dirigent à travers l’espace interstellaire. Crédits: NASA, ESA, et Z. Levay (STScI)

 

D’après les relevés, il semble que Voyager 1 ait passé le choc terminal et la limite de l’héliopause et fonce dans le milieu interstellaire (ISM en anglais), région remplie de gaz, de poussières et de matériaux provenant d’étoiles mortes.

Alors que Voyager 2 est situé entre ces deux limites. Hubble s’intéresse particulièrement aux deux zones délimitées par les cônes en clair le long de leurs trajectoires.

 

Le but étant de combiner les données de Hubble et des Voyagers afin de bien caractériser ce milieu interstellaire.

Les Voyagers se déplacent à approx. 60.000km/h dans ce milieu et effectuent des mesures de particules, de champ magnétique et de débit de rayons cosmiques. Hubble quant à lui, cartographie leurs trajectoires et observe la lumière absorbée par ce milieu.

 

Hubble a déjà montré que notre Soleil (et le système solaire) traverse un nuage interstellaire, ce qui joue sur l’héliosphère et la déforme à cause de l’action du vent solaire.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Hubble Provides Interstellar Road Map for Voyagers’ Galactic Trek, article de la NASA

 

What will the Voyager spacecraft encounter next? Hubble helps provide a roadmap de Universe Today.

 

Rappelez vous Voyager : il atteint l'héliopause. (03/06/2006) dans cet ancien astronews.

 

L'héliosphère et la magnétosphère par Edward Stone. (16/02/2010) Conf du Cospar.

 

 

 

 

 

IN MEMORIAM : ADIEU À JACQUES TIZIOU. (08/03/2017)

 

Notre ami et fidèle lecteur Pierre François Mouriaux (Pif pour les intimes) d’Air et Cosmos nous signale cette triste nouvelle : Jacques Tiziou célèbre journaliste spécialisé dans l’aviation et l’espace nous a quitté pour rejoindre le monde de l’espace qu’il aimait tant.

Je reprends le texte publié par cette revue

 

 

 

Actualité Espace Actualité Histoire  9 fév. 2017 | Par Pierre-François Mouriaux  Adieu à Jacques Tiziou

 

Le journaliste aérospatial Jacques Tiziou, témoin privilégié des vols habités américains entre 1969 et 2003, est décédé le 7 février à Washington, à l'âge de 77 ans.

 

 

Jacques Tiziou est né le 17 mai 1939 à Montélimar. Publiant dès l'âge de 14 ans ses premiers dessins de modèles réduit propulsés par petits moteurs-fusée Jetex, puis des écorchés et des plans 3-vues de vrais appareils dans des revues d’aviation comme « Les Ailes » avant ses 18 ans, il avait débuté sa carrière de journaliste indépendant en 1957. Spécialiste des missiles et des fusées, avant même de décrocher son diplôme d'ingénieur de l’Estaca en 1962 (promotion Caravelle), il a travaillé pour divers magazines (en particulier Aviation Magazine et Air et Cosmos, pendant ses deux premières années d’existence), en France et à l'étranger, mais aussi pour la radio et la télévision.

 

Photo : C. Lari

 

 

 

A sa sortie d'école, il sillonna les États-Unis durant plusieurs mois pour visiter les différents centres de la Nasa (en train de nuit).

Il se rendit sur le champ de tir d'Hammaguir, dans le Sahara algérien, rencontra Youri Gagarine à Paris en 1963, et fut le premier à réaliser l'écorché précis du lanceur russe Semiorka, pour la revue Space Business Daily.

Ce dessin fut même utilisé par les Soviétiques dans leurs publications officielles traitant de la cabine Vostok. Entre 1965 et 1968, il dirigea la première Encyclopédie de l’Espace (parue chez Rombaldi), puis écrivit son célèbre livre "A l’assaut de la Lune " (Stock, 1969). Il partit ensuite s'installer en Floride, accompagné de son frère Michel, afin de suivre au plus près les missions Apollo vers la Lune, puis l'aventure du laboratoire orbital Skylab, comme correspondant pour Aviation Magazine, les deux premières chaines télévisées françaises et des agences photo. S'intéressant ensuite aux affaires de politique spatiale et intervenant essentiellement pour la radio et la télévision, il vécut dans la banlieue de Washington entre 1974 et 1986, puis s'installa définitivement dans la capitale fédérale -mais retournant régulièrement en Floride pour couvrir l'actualité des lancements. Il effectua également le commentaire en direct de plusieurs lancements Ariane. Il prit officiellement sa retraite en 2003.

 

La rencontre avec les historiens américains John Bisney et J.L. Pickering avait donné lieu à la publication des superbes livres de photos Moonshots and Snapshots of Project Apollo et Spaceshots and Snapshots of Projects Mercury and Gemini, en 2015. Mais nous regretterons que Jacques Tiziou n'ait jamais rédigé ses mémoires, comme il l'envisageait depuis plusieurs années.

 

L'ami des « astros ».

Incontournable, incontesté et connu de tous, le Français devint ami avec la plupart des « astros » américains et français, comme il les appelait, recevant quasi-systématiquement les nouvelles recrues juste après leur nomination officielle, pour des parties mémorables dans son jardin. Plus d'une centaine d'astronautes défilèrent ainsi dans sa maison. Durant certaines missions Apollo et Skylab, il tint même -en tout bien, tout honneur- compagnie à certaines femmes d'astronautes, pour lesquelles il dessina d'ailleurs des écussons de mission personnalisés. Sur la biographie que la Nasa lui consacre sur son site, il est même mentionné que l'astronaute Joe Allen (missions STS-5 et 51-A) fut le témoin de l'un de ses deux mariages.

 

Du premier Spoutnik jusqu'aux premiers vols de la navette spatiale américaine, Jacques Tiziou se constitua une collection extraordinaire de dossiers de presse, photographies d'équipage dédicacées et souvenirs divers, précieusement conservée à l'abri de la lumière dans un sous-sol aussi vaste que sa maison à Washington -une véritable caverne d'Ali Baba. Le passionné d'espace était également totalement fasciné par les parcs d'attraction Disney, où il effectua plus de 100 visites.

Auteur, en plus de 60 ans de carrière, de plus de 100 publications et articles, de centaines de reportages pour la presse écrite et télévisée, et de milliers de reportages radio, Jacques Tiziou a été récompensé par les Plumes d'Argent et d'Or de la Presse française. Il avait été nommé correspondant de l'Académie de l'Air et de l'Espace en 1993, et figure parmi les chroniqueurs officiels de la Nasa, dans la salle de presse de Cap Kennedy.

Se promener sur Mars.

 

A la question « Quel serait votre rêve le plus fou ? », Jacques Tiziou avait répondu en mai 2004 sur le site Cosmopif : « J'aimerais aller me promener sur Mars avec mon ami Gene Cernan, le dernier homme sur la Lune. Il faudrait simplement que la médecine fasse de sacrés progrès pour que nous vivions jusqu’à 120 ans en récupérant bien sûr l’énergie de nos vieux jours des années 60 et 70… Et que nous ayons pour escorte mon jeune ami Jean-François Clervoy, un gamin par rapport à nous.

 

Laissez moi profiter de cette question pour dire à tous les jeunes que la conquête de l’Espace est encore bien loin d’en être aux Blériot et Lindbergh. Nous en sommes encore à l’hiver de 1904, juste après les premiers vols des frères Wright. Nous venons tout juste de faire nos premiers pas. Nous nous cassons encore la figure. C’est bien pénible et c’est trop vite oublié. Nous tomberons plus encore et plus durement à l’avenir. Cela fera très-très mal. Mais nous nous relèverons, nous enlèverons nos plâtres et nous repartirons de plus belle, la tête haute. Sans jamais oublier le passé. »

 

Le 6 février, à l'âge de 77 ans, le journaliste s'en est allé rejoindre quelques vieux copains, dont son fidèle correspondant parisien  (décédé le 17 novembre) et l'astronaute Gene Cernan (le 16 janvier). L'annonce de sa disparition bouleverse toute une génération de passionnés, et d'innombrables acteurs du secteur qui l'ont connu et apprécié sa gentillesse (et ses petits présents inimitables), voire qui ont pu profiter de ses coups de pouce.

Hommage.

Jean-Yves Le Gall, le président du Cnes, s’est associé à la peine des proches et des amis de Jacques Tiziou. Dans un communiqué de presse paru le 10 février, il a déclaré : « Le Cnes tout entier ressent une très forte émotion à la suite de la disparition de Jacques Tiziou. Tout au long de sa très longue carrière, il a fait honneur à l’espace, sous des formes très variées, comme le premier écorché du lanceur russe Sémiorka ou la première Encyclopédie de l’Espace (Rombaldi). Nous avons tous eu l’occasion d’apprécier ses travaux d’exception et nous lui en sommes très reconnaissants. Pour ma part, alors que je n’avais pas 10 ans, c’est la lecture de son livre culte "A l’assaut de la Lune" qui m’a donné la passion de l’espace. J’avais rencontré Jacques à de très nombreuses occasions sur tous les pas de tir de la planète et il était devenu mon ami. Nous mesurons tous, ce que la communauté spatiale et le grand public lui doivent. À ses proches, à ses amis et à toute la grande famille des journalistes, je présente au nom du Cnes et en mon nom propre, nos condoléances attristées. »

 

Air & Cosmos adresse également à tous les proches de Jacques Tiziou, et en particulier son fils Jacques-Jean, ses plus sincères condoléances.

 

 

Article sur J Tiziou sur cosmopif.

 

 

 

 

 

L’UNIVERS : DERNIER POINTAGE : 2000 MILLIARDS DE GALAXIES ! (08/03/2017)

 

 

Aux dernières nouvelles, notre Univers (l’Univers observable, c’est-à-dire l’Univers dont les objets ont pu nous faire parvenir leur lumière) serait bien plus peuplé que ce que l’on croyait.

C’est une question fondamentale en astronomie, de connaître le nombre de galaxies contenues dans cet Univers.

 

Jusqu’à présent, le dernier « comptage » effectué garce aux célèbres photos des champs profonds de Hubble des années 1990, avait permis d’évaluer ce nombre à approx 100 à 200 milliards.

 

C’est un professeur de l’Université de Nottingham (GB), le Dr Christopher Conselice (voir photo), qui a eu l’idée de reprendre ce comptage sur de nouvelles bases. Il a converti les images de Hubble en images 3D, de façon à faire apparaitre les galaxies à différentes époques de l’histoire de l’Univers. En utilisant aussi de nouveaux modèles mathématiques devant faire apparaitre des galaxies invisibles avec nos instruments actuels, il se rendit compte que près de 90% des galaxies de notre Univers observable sont trop faiblement lumineuses et trop lointaines pour être vues.

 

 

 

Il en déduit qu’au début de l’Univers, il y avait 10 fois plus de galaxies que ce que l’on avait identifié à ce jour. La plupart de ces « nouvelles « galaxies étant très faiblement lumineuses et petites.

Ces résultats sont publiés dans The Astrophysical Journal et sur ArchivX.

 

Le nombre retenu actuellement est de 2000 milliards de galaxies.(attention en anglais milliard = billion, billion existe malheureusement aussi en français et signifie mille milliards, d’où confusion si on n’est pas précis !)

 

Tout ceci prouve qu’une formidable évolution des galaxies s’est produite au cours de l’histoire de notre Univers, leur nombre s’est considérablement réduit lors de rencontres et de fusions galactiques.

 

 

On compte beaucoup sur les nouveaux télescopes comme le JWST (spatial) ou l’E-ELT (au sol, au Chili) pour vérifier ces chiffres et qui sait, les améliorer !

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

There are at least two trillion galaxies in the universe, ten times more than previously thought, Univ de Nottingham

 

Hubble Reveals Observable Universe Contains 10 Times More Galaxies Than Previously Thought, par la NASA

 

La même information chez Hubble.

 

A universe of two trillion galaxies par la Royal Astronomical Society

 

Hubble bouleverse la comptabilité des galaxies, article de Sciences et Avenir

 

L'Univers observable contiendrait 20 fois plus de galaxies que ce que l'on pensait, par : ça se passe là-haut.

 

 

 

 

 

 

SUPER NOVA 1987A : TRENTE ANS DEPUIS SA DÉCOUVERTE, ÇA SE FÊTE ! (08/03/2017)

 

En 1987, les astronomes ont eu la chance d’observer à l’œil nu un phénomène rare : une super nova.

Ça c’est passé le 23 Février 1987, et ce fut la première SN vue à l’œil nu depuis celle de 1604, celle que l’on a appelé SN de Kepler.

Sa luminosité était de 100 millions de soleils.

 

99% de l'énergie dégagée lors de l'effondrement est rayonnée sous la forme de neutrinos (contre 0,01% pour les photons), et 1% seulement en énergie cinétique, en quelques secondes. Les neutrinos sont produits car la densité est telle que les protons et les électrons se combinent pour former des neutrons et cela produit des neutrinos (et anti neutrinos).

Le flux émis : 1043 neutrinos par m2! 450 1015  (450 millions de milliards ont traversé le détecteur Kamiokande)

Quelques uns vont être détectés par Kamiokande : 10 en 10 secondes !

Les neutrinos sont les premiers messagers de la mort d’une étoile.

 

 

La SN 1987A est située dans le Grand Nuage de Magellan et a été détectée par de nombreux observateurs à l’époque, mais pas par Hubble, car il n’était pas encore lancé.

 

Il s’est rattrapé depuis et à partir de 1990, il a imagé régulièrement cette SN, il nous donne à voir de nombreux photo montages et vidéo de cette longue période d’observations.

Cette SN est située à 168.000 al de la Terre

Hubble nous montre le superbe rémanent de cette explosion de l’étoile Sanduleak -69° 202a, c’est le nom de l’étoile génitrice de cette SN.

Cette étoile est du type supergéante bleue d’approximativement 20 masses solaires.

 

Cette SN est du type II, c’est-à-dire qu’elle marque la fin d’une étoile très massive, contrairement à celle du type I correspondant à la fin d’une étoile naine blanche d’un couple stellaire, celle-ci agglutinant la matière de son compagnon jusqu’à explosion, c’est la type Ia qui donne naissance aux chandelles standard.

 

Donc, à partir de 1990 Hubble va nous fournir des images très détaillées de cette SN, en voici un pot pourri.

 

Notamment on y voit l’évolution d’un anneau lumineux d’une année lumière de diamètre, il correspond à de la matière éjectée par l’étoile peu avant son explosion.

On s'aperçoit qu'au cours du temps, le nombre de points lumineux augmente, c'est l'onde de choc qui active et chauffe les régions de cet anneau de matière qui fait approximativement une année lumière de diamètre.

Cet anneau a été formé probablement 20.000 ans avant que l'étoile n'explose, cela a été mesuré par Hubble.

Une remarque, le point lumineux qui apparaît sur toutes les photos à 5 heures (en bas à droite) est en fait une étoile située au premier plan dans le grand nuage de Magellan (LMC).

 

Cet anneau c'est de la matière éjectée avant l'explosion et ionisée par les photons UV lors de l'explosion.

On ne comprend toujours pas complètement la formation de ces anneaux.

 

L'importance des SN est fondamentale dans l'évolution des autres étoiles car elles créent des matériaux "lourds" comme le carbone et le fer. Le fer de notre sang par exemple provient de l'explosion de super novæ!

 

Sur cette image globale de la région prise par la WFC-3 le rémanent de la SN1987 se trouve au centre de l’image.

 

Pour zoomer dans cette région en vidéo.

 

 

Sur ce montage on voit l’évolution de la SN entre 1994 et 2017, vue par Hubble.

 

Le nombre de points brillants augmente avec le temps, c’est l’onde de choc (flash UV) de l’explosion qui atteint ces couches de gaz et les « allument ».

 

Crédit: NASA, ESA, R. Kirshner (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics & Gordon and Betty Moore Foundation) & P. Challis (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics)

 

 

 

 

La NASA fournit une vidéo de cette évolution :

 

vidéo :

 

 

 

 

 

Une image composite est aussi à disposition, elle provient de 3 observatoires différents :

·         ALMA (radioastronomie) donne la couleur rouge

·         Hubble fournit la couleur verte dans le visible

·         Chandra (en X) participe avec la couleur bleue, les points les plus chauds du gaz.

Image originale avec les trois vues.

 

Crédit:ALMA: ESO/NAOJ/NRAO/A. Angelich

Hubble: NASA, ESA, R. Kirshner P. Challis (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics)  ; Chandra: NASA/CXC/Penn State/K. Frank et al.

 

 

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Cosmic blast from the past Hubble captures 30th anniversary image of supernova 1987A

 

The Dawn of a New Era for Supernova 1987a , article de la NASA, à lire.

 

Supernova blast wave still visible after 30 years, par Universe Today

 

La supernova de 1987, trente ans plus tard par Ciel et Espace

 

La supernova près du Grand Nuage de Magellan par Sciences et Avenir

 

 

 

 

 

 

 

 

INDE : ET HOP ! 104 SATELLITES D’UN COUP MIS EN ORBITE ! (08/03/2017)

 

 

 

 

Le 15 Février 2017, l’Inde a mis en orbite un nombre record de satellites : 104 !

En fait un gros satellite Indien d’observation de la Terre de 741kg et 103 « nano » satellites pour une masse globale de 664kg.

 

Lancement effectué grâce à un lanceur PSLV-C37 (Polar Satellite Launch Vehicle) depuis le centre spatial de Sriharikota dans le sud est de l’Inde.

 

 

 

Photo : la lanceur PSLV-C37 (photo ISRO)

 

 

 

 

 

 

 

ScreenHunter_1514 FebLa mission emportait donc en plus du satellite d’observation (Cartosat) :

·         88 satellites Dove des USA

·         8 satellites Lemur des USA

·         Deux satellites indiens

·         Un satellite israélien

·         Un satellite du Kazakhstan

·         Un satellite des Pays Bas

·         Un satellite Suisse

·         Un satellite des Émirats Arabes Unis

 

Vue écorchée de la mission.

 

L’inde a commencé à lancer des satellites il y a maintenant plus de 18 ans et en a mis 79 en orbite. L’Inde veut devenir un acteur majeur dans le lancement low-cost de satellites comme SpaceX ou Blue Origin.

 

 

 

C’est un beau succès pour nos amis Indiens, car ce n’est pas évident de satelliser sur la bonne orbite autant de satellites en même temps sans provoquer d’accident entre eux.

 

On pourra aussi noter que son lanceur le PSLV fait partie des plus fiables du marché avec un seul échec pour 39 lancements.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

ISRO satellite launch: Proud moment for India, 104 satellites placed in orbit

 

Indian rocket set to place 104 satellites in orbit par Spaceflight Now

 

L’Inde met en orbite un record de 104 satellites en une seule mission, article du Monde.

 

L'Inde met en orbite un record de 104 satellites, article de l’Express

 

 

 

 

NASA : DEUX NOUVELLES MISSIONS D’EXPLORATION SÉLECTIONNÉES. (08/03/2017)

 

 

Aux USA on dirait: « And the winner are….. »  Lucy & Psyche!

En effet la NASA vient de sélectionner les 13ème et 14ème missions Discovery (low cost max 500M$) qui devraient s’attaquer aux tous débuts de notre système solaire, l’époque des 10 millions d’années après sa naissance.

 

·         La mission Lucy, devrait visiter six astéroïdes « Troyens » (bloqués aux points de Lagrange L4 et L5 du système Soleil-Jupiter ; à 120° en avant et en arrière de la planète géante)

·         La mission Psyche devrait s’intéresser elle, à un astéroïde d’un type particulier : il est principalement en métal et s’appelle …16-Psyche

Les lancements sont prévus en 2021 et 2023.

 

Présentation vidéo des deux missions par Jim Green patron des sciences planétaires à la NASA.

 

Voyons plus en détail ces deux missions :

 

LA MISSION LUCY.

 

 

 

C’est une sonde dont le lancement est prévu en Octobre 2021 afin d’arriver à sa première destination en 2025, l’astéroïde Troyen 1981 EQ5 alias (52246) Donaldjohanson en l’honneur du paléontologue D Johanson, un des découvreurs du fossile Lucy en Afrique, d’où le nom de la mission.

 

 

Dessins : SwRI.

 

 

 

 

 

 

 

En tout Lucy devrait explorer 6 Troyens :

·         deux en L5 (Lucy et le binaire Paatroclus) et

·         quatre en L4 (Eurybates, Polymele, Leucus et Orus)

 

On pense que ces astéroïdes sont des restes d’une période très ancienne et pourraient avoir été formés bien au-delà de l’orbite de Jupiter.

 

 

De plus ils ont peu évolué depuis leurs formations. D’où l’intérêt de les étudier.

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette mission va être conduite par ceux qui ont mis au pont New Horizons et le PI en est Harold Levison du SwRI.

Cette sonde va s’inspirer de New Horizons notamment en s’équipant des nouvelles versions des instruments RALPF et LORRI. Elle va aussi s’inspirer de la mission OSIRIS-Rex vers l’astéroïde Bennu.

 

 

Sur LUCY :

 

http://www.swri.org/press/2017/images/lucy-spacecraft.jpg

 

SwRI to lead NASA's Lucy mission to Jupiter's Trojans par Space Daily

 

SwRI to lead NASA’s Lucy mission to Jupiter’s Trojans par le SwRI

 

Lockheed Martin Selected To Build Lucy Spacecraft

 

 

 

LA MISSION PSYCHE.

 

La mission Psyche, quant-à-elle, va se consacrer à l’étude d’un monde métallique, un astéroïde géant de 210km de diamètre, appelé justement 16-Psyche. Il est situé à près de 3UA du Soleil.

 

Psyche-That-Contains-Iron-will-launched-in-2023-low

On pense que contrairement à la plupart des astéroïdes qui sont rocheux ou glacés, celui-ci est composé principalement de Fer et de Nickel.

 

Pourquoi ?

 

C’est ce que l’on aimerait bien savoir.

 

Illustration : ASU.

 

 

 

 

 

 

On se demande si Psyche si c’est le reste du noyau d’une planète qui aurait perdu ses couches rocheuses (croûte) suite à un ou plusieurs impacts dans le passé, ou serait-ce une planète qui n’aurait pas fini son développement ?

 

 

C’est apparemment un objet unique dans le système solaire.

 

Illustration : ASU.

 

 

 

 

La responsabilité de la mission a été donnée à Lindy Elkins-Tanton de l’ASU (Arizona State University)

 

Lancement prévu Octobre 2023 pour une arrivée en orbite en 2030 suite à une assistance gravitationnelle terrestre en 2024 et un survol de Mars en 2025.

 

Video :

 

 

 

Sur PSYCHE :

 

Psyche: Journey to a Metal World par l’ASU

 

NASA's Newly Announced Mission Could Solve the Mystery of Water on Asteroid Psyche par Space Daily

 

MISSION PSYCHE : La NASA va envoyer une sonde sur un étrange astéroïde métallique par Trust my Science

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN SUR CES DEUX PROGRAMMES :

 

NASA Selects Two Missions to Explore the Early Solar System

 

NASA announces missions to explore early solar system par Universe Today

 

Lucy et Psyche : 2 nouvelles missions NASA vers les astéroïdes par la Cité de l’Espace.

 

Mission Discovery : la NASA a annoncé les gagnants de sa 13e sélection article de Sciences et Avenir.

 

 

 

 

 

 

LA CONSTANTE DE STRUCTURE FINE : EST-ELLE VRAIMENT CONSTANTE ET EST-CE IMPORTANT ? (08/03/2017)

 

 

La question est-elle justifiée d’abord ?

 

Oui, car si les constantes ne sont plus constantes (dans le temps et dans l’espace), la physique n’est plus la même soit dans le passé soit dans d’autres endroits plus lointains de l’Univers.

En effet, on sait qu’une légère variation de différentes constantes fondamentales joue sur l’évolution de l’Univers ; les étoiles n’ont plus le temps de se former ; les matériaux lourds ne sont pas en quantité suffisante ; etc..

 

Une des constantes les plus fondamentales, moins connues que c ou h est ce que l’on appelle la constante de structure fine ou alpha (a). Contrairement à beaucoup d’autres constantes ; elle est sympathique car sans dimension.

 

Cette constante décrit le lien entre la force électromagnétique et les particules chargées au niveau atomique.

 

C’est le physicien allemand Sommerfeld qui l’a défini comme suit :

 

Avec :

e = charge de l’électron (1,6 10-19 C)

h/ = h/2P où h est la constante de Planck (6,626 ×10-34 Js)

c = vitesse de la lumière (approx 3 108 m/s)

Epsilon zéro : permittivité du vide (8,85 10-12 A2 s4 kg-1 m-3)

 

 

 

Tout ceci donnant la valeur cabalistique suivante :

 

a ~ 1/137

 

Alpha est presque magique, il nous parle de la force de l’électromagnétisme, et notamment comment certains atomes émettent de l’énergie à seulement certaines valeurs (les quantas).

 

Mais même si cette constante a été introduite par un brillant cerveau comme Sommerfeld, on ne sait pas d’où elle vient !

Si elle avait une valeur différente, on pourrait par exemple ne plus avoir d’éléments lourds et donc plus de vie comme on la connaît. Elle obéit ainsi au principe anthropique. Principe introduit notamment par Brandon Carter.

Pourquoi l’Univers tel qu’il est, paraît si impeccablement adapté à l’émergence de la vie (telle que nous la connaissons) ?

C’est le « bio-friendly universe » d’Hubert Reeves.

Alors, hasard ou non?? Cela pose un vrai problème; en effet comment se fait-il que ces paramètres soient si "parfaits"?

 

Revenons à nos atomes, ils émettent de la lumière à différents niveaux d’énergie bien caractéristiques lorsqu’ils sont excités (spectre d’émission), le Sodium émet dans le jaune comme on le remarque sur nos autoroutes. De la même façon, une source de lumière très puissante émise par des étoiles ou des galaxies va traverser des nuages de gaz en étant absorbée à des  énergies là aussi caractéristiques (spectre d’absorption) qui vont permettre son identification.

 

Il existe dans l’Univers des sources de lumière très brillantes : les quasars. C’est une région compacte entourant un trou noir supermassif situé au centre d’une galaxie. Cette galaxie s’appelle une galaxie à noyau actif (AGN en anglais).

Ce sont des objets du passé, très lointains, situés à distance cosmologique. Ils vont nous permettre d’évaluer le degré de constance de notre fameuse constante.

 

Longtemps on a cru (vers 2000) qu’il y avait une différence infime de la valeur d’alpha dans le très lointain passé, elle aurait été plus faible de l’ordre de 1 pour 100.000.

Mais cette conclusion n’a pas été confirmée.

 

Si bien que les expériences ont été refaites en 2014 (nous en avions parlé dans cet ancien astronews).

C’est un quasar situé à 11,4 Gal qui a servi de sujet d’expérience.

 

On a mesuré à l’aide de différents télescopes (VLT, et Mauna Kea), son rayonnement qui a traversé trois galaxies situées à des distances différentes : 10 Gal ; 9 Gal et 8 Gal. Cette lumière a été absorbée par le gaz de ces galaxies, permettant ainsi une mesure précise de cette fameuse constante de structure fine.

 

Et le résultat est….

 

Il n’y a aucune différence, dormez en paix bonnes gens, alpha est constant depuis au moins 10 milliards d’années. Ouf !

 

 

ScreenHunter_1528 Feb

De plus récemment on en remet une couche avec le radio télescope Arecibo de 305m de diamètre.

Il a procédé à plus de 150 heures d’observation du quasar PKS 1413+135 situé à 3Gal, et dans la ligne de vue de ce quasar, un immense nuage de molécules hydroxyles (radical OH). Les émissions de ce radical sont parfaitement connues et peuvent être comparées avec celles sur Terre pour mettre en évidence une légère différence.

 

 

Photo : Arecibo par Jerry Valentin.

 

 

 

 

Et là aussi, le résultat est qu’il n’y a pas de changement notable de l’ordre de 1,3ppm dans ces 3 milliards d’années lumière.

 

Ces expériences ont été menées par le DR Tapasi Ghosh d’Arecibo et ses collègues Indiens du National Center for Radio Astrophysics in India. Les résultats ont été dévoilés au dernier meeting de l’AAS.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Ouf ! La physique est sauvée article de Libération.

 

A venerable radio telescope sets new standard for universal constant par l’USRA.

 

L’article de T Ghosh sur la mesure à Arecibo.

 

Arecibo Observatory Sets New Standard for Universal Constant

 

La constante de structure fine par Métrologie.

 

Ask a Physicist: Is the Fine Structure Constant really constant? Par Dr Dave Goldberg

 

La constant de structure fine chez Wikipedia.

 

 

 

 

 

 

SPACE X :.LANCEMENT, RÉCUP ET AMARRAGE RÉUSSIS. (08/03/2017)

 

 

Le dimanche 19 Février 2017 est un grand jour pour le centre spatial Kennedy, en effet le célèbre Pad 39 A qui a lancé notamment Apollo 11 vers la Lune et bien d’autres missions (95 en tout), a repris du service avec la mission CRS-10 de SpaceX vers afin de ravitailler l’ISS.

 

Départ superbe, à l’heure, seul le temps n’était pas de la partie : nuages et pluie.

 

9 minutes après le lancement, le premier étage a été parfaitement récupéré sur le complexe de Cape Kennedy, au sud du pad 39A, sur le LZ1 (Landing Zone 1) 15 km plus au Sud.

 

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Le lanceur Falcon 9 est transporté horizontalement au pied du pas de tir.

 

Il est ensuite érigé en position verticale pour lancement

 

 

 

Crédit photo : Ken Kremer.

 

 

 

 

 

 

 

IMG_2151_3b_SpaceX-CRS-10_Ken-Kremer-lowDécollage de CRS-10 vers l’ISS le 19 Février 2017 du KSC à 9h38 du matin (heure locale) avec la fusée Falcon 9 de SpaceX.

 

C’est le premier décollage de ce site mythique depuis six ans, depuis la fin des navettes. SpaceX a transformé ce site en site de lancement de fusées Falcon.

 

Crédit Ken Kremer

 

 

 

 

Superbe vidéo du lancement.

 

 

Elon Musk espère faire décoller de ce même pas de tir, des astronautes l’année prochaine. Il a loué en 2014 ce célèbre pas de tir pour 20 ans à la NASA. Ce mythique lieu de l’astronautique, va peut être reprendre vie grâce à E Musk, c’est ce que souhaite Robert Cabana Dr du Kennedy Space Center.

 

Beau succès pour la firme d’Elon Musk, après l’explosion du 1er septembre dernier lors d’un pré-lancement.

 

La récupération en douceur a aussi été parfaite, SpaceX a déjà récupéré 8 fois son premier étage, à la fois sur barge et sur terre.

 

La capsule Dragon doit rejoindre l’ISS en deux jours et y apporter plus de 2500kg de provisions et carburant.

 

Toute la mission, décollage, atterrissage et déploiement des panneaux de Dragon a été vue en direct à la télé.

 

 

 

 

 

 

 vidéo de la mission lancement et récup :

 

 

 

 

 

 

La capsule Dragon s’est parfaitement amarrée à l’ISS (module Harmony côté Nadir) le 23 Février, grâce au bras Canadarm2 notamment manipulé par T Pesquet.

Un système de 16 boulons maintient fermement la capsule attachée.

Dragon va pouvoir délivrer ses 2500kg de marchandise et réserves aux astronautes.

 

Photo : crédit NASA.

 

La capsule bien attachée à la station.

 

 

 

Le lendemain un cargo Progress amenait aussi un chargement depuis Baïkonour.

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

SpaceX launches rocket from NASA's historic moon pad de Phys Org

 

NASA’s Historic Pad 39A Back in Business with Maiden SpaceX Falcon 9 Blastoff to ISS and Booster Landing Universe Today

 

Version longue du décollage et atterrissage (1 heure vidéo) par SpaceX

 

Spectacular SpaceX Space Station Launch and 1st Stage Landing – Photo/Video Gallery par Universe Today

 

 

 

 

 

 

LES STATIONS SPATIALES : L’ISS (DÉBUT). DEUXIÈME PARTIE. (08/03/2017)

 

 

La station spatiale internationale ou ISS ne s’est pas bâtie à partir de rien, elle est l’aboutissement d’une lignée de prédécesseurs plus ou moins chanceux.

Dans les années après guerre, les grandes nations spatiales, USA et URSS en tête se posaient la question de savoir si l’Homme pourrait vivre dans l’espace, l’idée de stations spatiales germait dans les cerveaux de Korolev et Von Braun. C’était pour eux le premier pas vers les autres planètes. Leur avènement était alors inéluctable.

Nous continuons la suite de notre article.

 

Un dessin comparant à la même échelle les différentes stations :

 

 

Deuxième partie : l’ISS, mais c’est un sujet tellement vaste que je terminerai la prochaine fois l’ISS et je parlerai de Tiangong.

 

 

LA STATION SPATIALE INTERNATIONALE ISS. (DÉBUT)

 

C’est en 1982 que les USA sous mandat de Reagan, en pleine guerre froide, ont commencé à réfléchir à une telle station spatiale, cela devait s’appeler Freedom au début et se voulait un contre point aux stations Saliut et Mir soviétiques.

Mais probablement le coût apparaissant énorme, on se tourne vers une coopération internationale. C’est l’Europe (ESA) qui se décide en premier, puis le Canada (CSA) qui va fournir un bras robotisé comme sur la navette et le Japon (JAXA).

La station est rebaptisée Alpha.

Puis se produit en 1986 le terrible choc de l’accident de Challenger qui retarde et modifie complètement ce projet. Le projet initial chiffré à moins de 10 milliards $ est révisé à la hausse à 25 G$, ce qui sera loin d’être son coût final (évalué à plus de 100G$).

 

Le communisme s’étant écroulé, l’administration Clinton invite en 1993 la Russie (Roscosmos) à participer au projet, grâce à son expérience avec la station Mir, la Russie avait d’ailleurs dans ses cartons une station Mir-2 en étude, cela servira de base au premier module russe. C’est à ce moment que la station reçoit son nom d’ISS.

 

LE CONCEPT.

 

La conception de cette station est modulaire. Elle doit être placée en orbite terrestre basse (LEO : Low Earth Orbit) à 400km d’altitude et occupée en permanence par un équipage international d’astronautes. Occupée au début par 3 personnes puis par 6 à partir de 2009 en permanence.

 

 

Vue d’ensemble de l’ISS une fois complétée. (Dessin NASA)

 

Une autre très belle vue éclatée de la construction de la station.

 

Une fois finie, l’ISS aura une longueur de 110m, 75m de largeur et 30m de hauteur. Sa masse sera de l’ordre de 400 tonnes.

Les panneaux solaires une fois tous installés devraient fournir plus de 100kW d’électricité et couvrir 2500m2.

Une douzaine de modules sont pressurisés procurant un espace de 900m3 approximativement dont 400m3 réellement habitables.

 

 

 

L’ISS n’est pas positionnée n’importe comment dans l’espace. Il y a un avant et un arrière, un haut et un bas (mais oui !).

On a vu que l’ISS est construit en croix, un axe avec les modules pressurisés et un axe avec la poutre supportant les équipements externes (panneaux solaires, refroidisseurs etc..).

L’ISS avance sur son orbite dans le sens de la partie pressurisée et l’avant (Forward en anglais) est vers le nœud Harmony et les laboratoires Columbus et Kibo. L’arrière (Aft en anglais) est vers le module Zvezda.

Dans ces conditions on définit le haut (Overhead) vers le Zénith et le bas (Deck) vers le Nadir.

De même on définit la droite (starboard) et la gauche (port) comme sur un navire.

 

 

 

 

 

 

 

LA CONSTRUCTION DE L’ISS.

 

 

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Le premier élément est lancé en 1998 par les Russes (fusée Proton), c’est le module Zarya (aube), il est construit par les Russes mais payé par les Américains. Cela va être le point de départ du raccordement d’autres modules. Zarya est relativement spacieux. Il s’appelle aussi FGB : Functional Cargo Block

 

 

À la fin de l’année la navette STS-88 accroche le module de jonction américain (on appelle cela des nœuds, ou Node en anglais) numéro 1 qui va prendre le doux nom de Unity.

 

 

 

Photo : Zaya en haut et Unity en bas de l’image (NASA)

 

 

 

 

 

 

 

 

En 2000 on rajoute le module de service Zvezda (étoile), ce sera le premier élément de la structure de vie pour les astronautes.

 

Il pourra accueillir deux astronautes.

 

C’était en fait le cœur de la station Mir et devait servir à élaborer la morte née Mir-2.

 

À partir de ce moment l’ISS est habitable.

 

Photo : les 3 modules vus par la navette spatiale. (NASA)

 

 

En octobre, une mission navette amène le premier élément de poutre (poutre Z1 Z pour Zénith) auquel tous les futurs éléments de poutre (Truss en anglais) seront attachés ainsi qu’un port d’amarrage.

 

 

 

 

 

 

Toutes les missions vers l’ISS vont s’appeler « Expedition N » en démarrant avec N=1.

 

Et la première mission habitée (Expedition 1) est un équipage mixte russo-américain qui comprend notre célèbre ami Krikalev.

Départ de Baïkonour le 31 Octobre 2000 avec Soyuz TM-31 pour un long séjour de 140 jours.

Le rôle de ce premier équipage : mettre en route la station et préparer l’arrivée de la deuxième mission.

 

Durant ce séjour, plusieurs missions navette sont venues leur rendre visite, amenant à chaque fois de nouveaux équipements et notamment une paire de panneaux solaires augmentant ainsi la production d’électricité à bord.

 

 

Ce fut la mission de STS-97 qui permit l’installation de la première paire de panneaux solaires ainsi que le port d’attache pour le module suivant Destiny.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce laboratoire américain, Destiny, va justement être apporté par la navette Atlantis en Février 2001, il sera monté à la suite du port qui vient d’être installé à l’avant de l’ISS.

 

Puis la navette Discovery apporte un module d’échange MPLM.

 

Discovery servira de transporteur de retour pour cette première expédition, les astronautes seront restés plus de 4 mois à bord.

 

Ils sont remplacés par l’Expedition 2 qui venait juste d’arriver avec la même Discovery. Ils resteront près de 6 mois à bord.

 

 

 

 

 

 

 

C’est pendant cette deuxième expédition que l’on va installer le bras articulé Canadien, Canadarm2 et le sas Quest permettant des sorties sûres dans l’espace pour les astronautes américains ; ceci étant effectué grâce à de nombreuses EVA.

 

 

On voit ici le bras sortir le sas de la navette pour l’installer sur l’ISS. (photo NASA)

 

 

 

 

 

Justement à propos de sorties dans l’espace,

PARLONS UN PEU D’ATMOSPHÈRE.

Que respire donc nos astronautes à bord de l’ISS et pendant leurs EVA ?

 

À bord de la station :

On respire exactement le même air que sur Terre au niveau du sol et à la pression de 1bar (exactement 1013mb ou 14,7 PSI).

Le CO2 est éliminé par un filtre chimique appelé zéolite. Les autres gaz produits par le corps humain sont enlevés à l'aide de filtre au charbon actif, tout ceci grâce à un équipement situé dans le module Tranquility.

 

L’air est fabriqué à partir d’électrolyse de l’eau (séparation de H et O de H2O par courant électrique créé par les panneaux solaires), l’Hydrogène est évacué vers l’extérieur et l’Oxygène est envoyé dans la station. Ce module est situé dans Destiny.

Il existe aussi un système analogue (Elektron) dans la partie russe de l’ISS (Zvezda), mais il semble qu’il n’ait pas donnée entièrement satisfaction. (photo : NASA)

De plus en cas de problème il y a toujours des systèmes de secours avec de nombreuses bonbonnes d’oxygène apportées par les ravitailleurs et il existe à bord des "chandelles à oxygène", les SFOG (solid fuel oxygen generator), en fait du perchlorate de Lithium (Li ClO4) qui par réaction chimique fournit O. c’est ce système qui avait été la cause du feu à bord de Mir ! Pour votre information le même système est employé à bord des avions, quand on tire sur le masque, cela déclenche la réaction chimique. Chaque chandelle peut fournir de l'oxygène pendant un jour pour un astronaute.

 

 

 

Une ventilation permanente de l’air est nécessaire afin que le CO2 ne stagne pas autour des têtes des astronautes (surtout la nuit).

 

 

Maintenant à propos d’EVA (Extra Vehicular Activity) et des scaphandres de sortie dans l’espace.

Et bien ce n’est pas un phénomène simple, cela prend presqu’un jour de préparation. Pourquoi ?

L’air dans la combinaison n’est pas du tout le même que celui de l’ISS.

En effet, l’astronaute va respirer de l’Oxygène pur sous faible pression. Si on voulait utiliser l’air à 1bar, le scaphandre serait trop rigide et difficilement manipulable. On va donc utiliser une pression plus faible (en gros 1/3) mais à cette pression il n’y a pas assez d’oxygène pour le cerveau, donc on utilise de l’Oxygène pur.

 

 

The airlock of the International Space Station.

C’est la raison pour laquelle comme pour les plongeurs, on demande aux astronautes pendant trois heures de se ventiler à l’Oxygène pur afin de se libérer de l’Azote du sang, avant de sortir.

 

C’est le rôle du sas Quest.

Si cette ventilation forcée n’était pas faite, un accident identique aux accidents de décompression se produirait à l’extérieur, des bulles d’Azote se formeraient dans le sang.

Les réserves pour une EVA peuvent atteindre une dizaine d’heures.

 

De plus quelques heures avant, la pression à borde l’ISS est aussi un peu baissée.

 

Illustration : Howstuffworks

 

 

 

 

Les différents types de scaphandres :

 

Il y a deux types de scaphandre, l'américain et le russe.

L'américain s'appelle EMU : Extra Vehicular Mobility Unit et le russe Orlan (veut dire aigle en russe).

 

 

STS-118_EVA_EMU_Suit-low

L'EMU est principalement composé de deux parties : le vêtement lui même (SSA : Space Suit Assembly) et le "sac à dos" PLSS (Portable Life Support System).

L'ensemble pèse approx 130kg.

L'EMU est un peu plus grand que l'Orlan et ceci ne lui permet pas d'accéder à la station par tous les ports possibles (bizarre quand même!!); l'astronaute équipé d'un EMU américain ne peut qu'emprunter l'écoutille du module Quest (voir détails de la station).

Il est très dur pour un astronaute de s'équiper seul avec cet ensemble, il lui faut de l'aide.

Le tissu comprend de l'acier inoxydable.

 

Tous les détails sur les composants de l'EMU (en anglais) sur howstuffworks (on pourrait traduire en français par : comment ça marche)  et si vous voulez connaître la check list de ce qu'il faut faire avant de sortir, accrochez vous, elle est longue.

 

L'Orlan est d'une seule pièce, la partie arrière comportant les réserves d'eau et d'oxygène et toute l'électronique s'ouvre comme une porte de réfrigérateur et le cosmonaute se glisse dedans  tout seul.

 

Cliché NASA

 

 

 

 

Orlan_Spacesuit_Iss014e14502-low

L'Orlan peut accéder à l'ISS par toutes entrées/sorties prévues.

 

Il pèse 110 kg et est composé de tissus de feuilles d'alu.

 

L'Orlan est fabriqué par la Société Russe Zvezda qui a fabriqué tous les scaphandres de la joyeuse époque de Gagarine aux équipements lunaires.

 

Signalons que ce scaphandre est équipé d'un mini système électrique de sécurité qui lui permet de retourner à la station s’il s'est éloigné de trop.

 

Photo : un Orlan-M (crédit NPP Zvezda).

 

Bien entendu tous ces deux types de scaphandres ont pour but de réguler la température l'humidité et l'oxygène à l'intérieur afin de permettre une sortie dans l'espace la plus longue (7 à 8 heures) et la plus aisée possible.

Ils comportent aussi les réserves en Oxygène et en eau. Voir panneau de commande

 

 

 

 

La pression d'oxygène dans l'Orlan est plus grande que dans l'EMU, si bien que la période d'adaptation avant l'équipement du scaphandre (comme pour les plongeurs en eaux profondes) est de 30minutes d'oxygène pur, alors que pour l'EMU il est d'une heure ou plus. On ne peut donc pas sortir sur un coup de tête!! De plus il faut adapter la pression de l'ISS avant la sortie, donc c'est une opération qui doit être parfaitement planifiée.

C'est donc un rêve quand on voit Bruce Willis le sauveur planétaire sauter dans son scaphandre et quitter la station en péril en quelques minutes. Il ne sait pas qu'il a échappé aux accidents des profondeurs des plongeurs.

Ne le lui dites pas!

 

 

ET LES SORTIES RUSSES DANS L’ESPACE ?

 

 

PIRS-2001-lowLes cosmonautes russes vont avoir leur propre sas de sortie, le PIRS (ponton en russe) lancée en Septembre 2001 par une Soyuz et qui va s’amarrer automatiquement au module Zvezda ; il sera mis en service par les astronautes de l’Expedition 3.

 

Il va non seulement servir de sas pour les cosmonautes, mais aussi de port d’amarrage pour les Progress et Soyuz.

Plus tard, un autre module sera placé côté Zénith.

 

Photo : on voit ici le module PIRS côté Nadir de Zvezda pris par la navette STS-110. (NASA)

 

Sur cette photo, on voit un Progress amarré au PIRS.

 

 

 

 

En avril 2002, la configuration de l’ISS est décrite sur ce schéma.

 

 

 

 

ALLO, MAMAN PIPI !!!

 

Si les tout premiers astronautes devaient se retenir (ou pas, voir le vol d’Alan Shepard !!), ce n’est plus pensable pour des vols longues durées. Les astronautes d’Apollo avaient des sachets pour recueillir les mixions, cela suffisait les missions étaient relativement courtes.

 

Mais avec les stations spatiales et la navette, la donne a changé, il fallait s’intéresser au problème.

Les Russes ont été en avance avec la station MIR et leur système installé dans la partie russe de l’ISS (dans le module Zvezda), c’est pour cette raison que la NASA a signé un contrat avec Energia (Russie) pour un nouveau système de toilettes avec un peu plus d’espace privé que le système actuel.

L’urine devrait être récupérée par un système américain qui la recyclera en eau potable.

Les Américains ont préféré acheter ce système aux Russes plutôt qu’en développer un eux-mêmes.

Ce nouveau système sera installé du côté américain de la station, l’ancien système restant côté russe.

Cette extension est nécessaire car l’équipage permanent de la station à 6 membres est une réalité depuis 2009.

 

Maquette du système à Houston (cliché NASA)

 

 

 

La grande différence avec les systèmes terrestres, c’est bien évidement l’absence de gravité ; elle est remplacée par une aspiration par de l’air, de même il faut s’attacher différentes parties du corps (pieds, cuisses) avec du Velcro afin de rester dans la bonne position sinon on se mettrait à flotter.

Les matières solides sont compactées et stockées avant d’être éliminées, et l’urine est recyclée.

Il existe des adaptateurs pour pouvoir accepter hommes et femmes.

Les restes solides sont récupérés dans des sacs plastiques qui seront ensuite stockés dans un Progresse et bruleront avec lui dans l’atmosphère !

 

 

 

 

J’AI SOIF !!!

 

On récupère tout à bord de l’ISS, donc les eaux usées comme : l’urine, l’eau nécessaire pour l'hygiène, ainsi que l'humidité de l'air conditionné.

 

 

Tout est recyclé par le WRS (Water Recovery System). Cela évite des transports couteux de conteneurs d’eau en provenance de la Terre.

L’urine est filtrée en osmose inverse, l’eau est séparée de l’urée, l’eau à ce stade est récupérable.

 

Bon, je me doute qu’il puisse y avoir une certaine appréhension à boire, mais ils n’ont pas le choix et d’après les astronautes on ne remarque aucune différence.

 

Photo : NASA

 

 

 

 

 

QUAND EST-CE QU’ON MANGE ? *

(* : On répond : "Averell tais toi !" pour ceux qui ont des lettres et en hommage à Morris!)

 

Au début la nourriture à bord de l'ISS était fournie et emballée moitié moitié  par les USA et la Russie. (Je sais qu'à l'époque où il y avait des français à bord de la navette ou de l'ISS, il y avait une exception (ah! Cette fameuse exception française) et nos astronautes avaient pu embarquer une nourriture plus, comment dire, "typique"). Depuis cette époque de nombreuses nationalités étant venues à bord, elles ont pu amener leurs spécialités.

 

Il en résulte une variété de conteneurs, boites et types d'aliments qui reflète la variété des différentes cultures.

La partie cuisine est située dans la partie Russe de l'ISS (Zvezda) et une table supplémentaire dans Destiny. Les aliments US doivent s'adapter aux ustensiles russes notamment pour la réhydratation et le réchauffement des plats.

Les russes utilisent plutôt des boites de conserves et des tubes, alors que les américains des sachets de nourriture lyophilisés et à réhydrater. Le packaging russe n'a pas beaucoup changé depuis les années 1970.

Il n’y a pas de réfrigérateur à bord.

Les débuts de la cuisine spatiale durant l’Expedition 2. (NASA)

 

 

 

 

La nourriture spatiale doit être conditionnée spécialement afin qu'elle ne soit pas contaminée par des microbes, ce qui là haut poserait d'énormes problèmes. La feuille plastique qui enrobe la nourriture US est bien entendu un multicouche plastique à base de nylon et avec des couches "barrière" à l'oxygène. Ces couches sont obtenues de nos jours très couramment par co-extrusion.

Ces feuilles sont ensuite thermoformées afin de donner la forme définitive du conteneur.

 

Assorted food served on the I.S.S. ©:1Le produit est livré scellé sur 3 côtés et la NASA rajoute l'aliment puis le purge à l'azote avant de faire le vide et de sceller le quatrième côté. Ils sont ensuite enveloppés dans une feuille d'alu.

Pour le réhydrater on introduit une paille spéciale dans l'ouverture et hop c'est bon comme à l'origine (il paraît).

Il peut apparaître sous la forme de sachet sous vide, surgelés ou de bol avec couvercle adhésif.

Il y a un ensemble réfrigérateur (RFR) dans l'ISS pour stocker ces plats.

La nourriture en sachets sous vide, peut être consommée facilement, il suffit de la réchauffer au micro ondes, de couper une partie du sachet et d'attaquer à la fourchette!

Certains fruits peuvent être aussi stockés pendant quelques temps frais après avoir été "désinfectés" au sol.

 

 

Le pain pose problème, à cause ……des miettes (crumbs en anglais), car elles peuvent s'infiltrer partout en apesanteur (filtres, nez yeux..) et sont donc dangereuses. Le pain n'est donc pas présent à bord, il y a seulement une sorte de tortillas. De même le sel et le poivre n'existent pas sous forme de poudre comme pour les Terriens, ils sont sous forme liquide.

 

Et le goût ? La langue perçoit les saveurs différemment dans l’espace, les plats sont fortement épicés pour qu’ils puissent avoir du goût. Beaucoup de grands chefs conçoivent des plats pour les astronautes qui les apprécient. Il y a aussi des repas spéciaux pour Thanksgving, Noël etc..

La boisson : l'eau comme vous le savez est recyclée à partir des eaux usées, et tout ce qui est nécessaire en plus est amené depuis la Terre. Les autres boissons sont stockées déshydratées

 

Trois repas et une collation par jour sont prévus pour tout le monde.

 

 

COMMENT TOUT SE RECYCLE-T-IL À BORD DE LA STATION SPATIALE?

Voici une vue NASA qui résume l'ensemble des fonctions vitales.

 

 

http://www.planetastronomy.com/astronews/astronews-net-17sept04_fichiers/image024.jpg

 

 

 

UNE JOURNÉE TYPIQUE.

 

Étant donné qu’il y a 16 levés et couchés de Soleil, par jour, il fallait se mettre d’accord sur l’heure à bord : ce sera GMT (UTC).

 

·         Réveil des troupes : 6H00

·         Petit déjeuner

·         Contact avec le centre de mission pour connaître la charge de travail de la journée

·         Début du travail de la journée : 8H00 : exercice obligatoire (tapis, rameur etc..un le matin un l’après midi)

·         Fin de la journée de travail vers 19H30

·         Diner et discussion commune.

·         Période libre, détente et repos : on dort dans des sacs accrochés aux parois, ils contiennent des objets personnels et un PC.

 

On ne travaille pas le samedi après midi et le dimanche.

On se lave avec des lingettes humides, un shampoing sans rinçage et la pâte dentifrice est à avaler !

 

 

 

 

 

 

LA CONSTRUCTION CONTINUE.

 

Jusqu’aux années 2007, ce sont principalement les éléments de poutre (panneaux solaires, instruments..) qui sont transportées par les divers équipages.

 

 

Si bien que l’ISS commence à avoir à peu près son allure définitive.

 

ISS avec les radiateurs (en gris) de P6, Progress 24 amarré à Zarya et au fond Soyuz 13 (TMA-9) au Pirs situé sur Zvezda.

 

De gauche à droite : les modules  Destiny, Unity (Node 1); Zarya et Zvezda.

 

 

 

 

 

 

C’est à partir de fin 2007 que de nouveaux importants modules vont être apportés.

Le module Harmony ou Node 2, construit par les Européens (Thales Alenia) est transporté par la navette STS-120 en Octobre 2007 et assemblé à la station.

 

Il doit servir de liaison entre Destiny, le module américain et les futurs laboratoires européen Columbus et japonais Kibo qui viendront avec les missions suivantes : STS-122, 123 et 124.

 

On voit sur cette photo Harmony avec à droite Columbus et à gauche Kibo et son module d’extension.
Un port d’amarrage navette PMA-2 a été rajouté (en noir) (NASA)

Harmony dispose de 6 ports d’amarrage, pour les vaisseaux de transport et les liaisons avec les autres modules.

 

Les Russes ajoutent en Novembre 2009 un module Poisk ou MRM2) devant remplacer à terme le module Pirs, dont il s’inspire car arrivé en fin de vie.

 

Ce module doit permettre l’arrimage de vaisseaux spatiaux et la sortie de cosmonautes russes pour EVA.

 

On voit ici un Progress modifié amarré à ce module, il servait de transport depuis la Terre (Photo NASA).

 

 

 

 

 

 

 

Le 8 Février 2010, la navette Endeavour (mission STS 130) se dirige vers l'ISS avec deux nouveaux modules européens : l'élément de jonction Node-3 baptisé Tranquility, et la coupole (Cupola).

 

Ces deux éléments mettent un point final à la construction de l'ISS.

 

De plus Node-3 se charge de l'élimination du CO2 à bord de la station, de la production d'oxygène et du recyclage de l'eau. non négligeable aussi, cet élément comporte ………..des toilettes supplémentaires, nécessaires quand 6 astronautes sont à bord en permanence.

 

À ce noeud-3 sera attachée la fenêtre panoramique d'observation (la coupole ou Cupola) qui en plus d'observer la Terre devrait aussi permettre de surveiller et commander les manœuvres des bras télémanipulateurs.

 

Photo : On voit très nettement la coupole sur le module Tranquility. (NASA)

 

Ce lancement de STS 130 est un des derniers prévus par la NASA, avant de mettre les navettes en retraite

 

 

 

 

 

 

 

Cette coupole va se révéler essentielle pour le moral des astronautes : dès qu’ils le peuvent ils vont admirer la Terre qui passe sous elle.

 

 

Photo : on voit ici notre astronaute T Pesquet dans la coupole. (ESA/NASA)

 

Justement à propos de vues sur l’espace, où sont les fenêtres sur l’ISS.

Elles sont représentées sur cette photo.

 

 

 

 

 

ET LA TRAINEE ATMOSPHERIQUE ?

 

Même à cette altitude, l’atmosphère existe, elle est très ténue, mais présente et produit une trainée sur l’ISS qui immanquablement la fait redescendre sur Terre. Ce plus cette trainée n’est pas constante, elle dépend aussi de l’activité solaire.

 

L’ordre de grandeur de perte d’altitude est approx. 100m/jour ou quelques km par mois.

C’est bien sûr inacceptable, il faut de façon permanente rehausser l’orbite de la station.

Plusieurs possibilités existent : les cargos Progress, les ATV  européens, le cargo japonais HTV, et les modules Zvezda et Zarya en secours. Ces différentes vaisseaux/modules sont équipés de moteurs permettant l’augmentation de vitesse de la station, remontant ainsi son orbite de quelques km. De plus ces moteurs peuvent aussi être actionnés en cas d’alerte collision avec des débris spatiaux.

 

Graphique : altitude l’ISS au cours de l’année 2016, chaque discontinuité correspond à un allumage de moteurs.

Graphique : crédit Heavens Above

 

 

 

 

Aujourd’hui, nous arrêterons ici, la prochaine fois on continue sur l’ISS et les divers vaisseaux qui sont capables de s’y rendre, on parlera aussi de la station chinoise.

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

 

Chronologie d'assemblage de la Station spatiale internationale chez Wikipédia

 

List of International Space Station expeditions chez Wikipedia

 

Facts and Figures sur l’ISS par la NASA

 

What is the International Space Station chez Universe Today, à lire absolument

 

CapcomEspace sur l’ISS.

 

Sur les scaphandres par Capcom Espace.

 

Tout sur l’espace avec Gunter’s Space Page

 

Vidéo d’une visite de l’intérieur de l’ISS par Suni Williams commandant de l’Expedition 33. (8 min)

 

Gastronomie spatiale : que trouve-t-on au menu de l’iss ? par LCI

 

Thomas Pesquet’s space food video ESA

 

L’Orlan combinaison spatiale russe. Chez Wikipedia

 

L’EMU combinaison spatiale américaine par Wikipedia

 

How space walks work ?

 

Breathing Easy on the Space Station par la NASA

 

Time to prepare for EVA out of ISS par Space Exploration

 

 

 

 

 

LA LUNE : UNE NOUVELLE THÉORIE DE SA FORMATION. (08/03/2017)

 

 

La Lune reste toujours mystérieuse. Si on sait que la Terre est née solitaire et que la Lune est apparue quelques 10 millions d’années après (analyse isotopique des échantillons lunaires), on se pose encore des questions sur sa formation.

 

L’hypothèse qui prévaut parmi la plupart des planétologues est celle de l’impact géant ; un corps de la taille de Mars aurait percuté la Terre obliquement et enlevé une partie du manteau. Ces poussières et débris se seraient mis en anneau autour de la Terre avant de s’accréter pour former la Lune.

 

Cette hypothèse à priori a l’’avantage d’être ultra simple, mais, car il y a un mais ; l’analyse des 400 kg de roches rapportées par Apollo (photo NASA) a montré que celles-ci ont exactement la même composition que celles du manteau terrestre.

 

 

 

Et de nombreux scientifiques se demandent pourquoi, il n’y a pas de restes du corps impacteur que l’on détecterait dans la composition, ce serait vraiment le hasard si ce corps avait exactement la même composition que la Terre.

 

Cette question, Raluca Rufu de l’Institut Weizmann en Israël, se l’est posée.

Il a travaillé le sujet et est arrivé à la conclusion, que de plus petits impacts plus nombreux de corps relativement importants pouvaient répondre à la question.

Ces résultats de modélisations sont publiés dans la revue Nature Geosciences.

 

L’idée est que des impacts moins puissants dispersent principalement dans l’espace les matériaux du manteau terrestre, conduisant à la formation de petites lunes (des proto-lunes) qui au cours du temps s’agrègeraient en notre Lune actuelle.

 

Ce graphique illustre comment la Lune aurait pu se former après de multiples collisions (une vingtaine). En a) Impact, en b) anneau de débris, en c) due aux forces de marée, accrétion et migration extérieure, en d) et e) d’autres collisions se produisent, en f) accrétion des petites lunes en notre Lune actuelle. Crédit: Raluca Rufu, et al. / Nature Geoscience

 

 

Néanmoins ce scénario a aussi quelques inconvénients. Il faudrait plusieurs dizaines d’impacts de même grandeur, est-ce vraiment probable et aussi une fusion parfaite de tous ces petits corps. Difficile à imaginer.

 

En fait les dernières études, en mesurant les restes autour des premiers sites d’essais de la bombe A américaine semblent conforter la thèse de l’impact géant.

L’analyse comparative des compositions chimiques des sables d’origine de Trinity (Nouveau Mexique, USA) et de ceux vitrifiés lors de la première explosion nucléaire jamais réalisée par l’homme a permis à deux chercheurs de l'Institut de physique du globe de Paris (IPGP / CNRS / Université Paris Diderot / Université La Réunion) de tester la théorie de la formation de la Lune. Et celle-ci en est ressortie confortée !

On a étudié les sites de Trinity (site du premier essai) et on s’est intéressé aux sables vitrifiés qui correspondent approx à ce qui aurait pu se passer sur la Lune lors d’un impact géant. Les résultats semblent bien confirmer la théorie de l’impact unique

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Earth's Moon Formed in 'Moonlet' Mash-Up After Many Earth Impacts par Space Com

 

Un nouveau scénario pour la formation de la Lune, article du Monde.

Origine de la Lune : une nouvelle théorie peu convaincante de Ciel et Espace.

 

La Lune, née d'une vingtaine d'impacts sur la Terre, article de Sciences et Avenir.

 

L'origine de la Lune, c'est de la bombe de Libération

 

La première explosion nucléaire : un test pour la théorie de la formation de la Lune

 

Evaporative fractionation of zinc during the first nuclear detonation, article de Science Mag

 

 

 

 

 

 

LA LUNE, SUITE : ELLE SERAIT PLUS VIEILLE QUE CE QUE L’ON CROYAIT. (08/03/2017)

 

 

On vient juste de parler de l’origine de la Lune (voir astronews précèdent), et je ne sais pas si c’est une coïncidence, mais d’autres chercheurs, américains, ceux-là, se sont intéressés à l’âge de la Lune, en fait à sa date de naissance.

 

Ils auraient ainsi déterminé la date exacte de naissance de notre compagne céleste à 4,51 milliards d’années.

 

Ce serait approx 60 millions d’années après la formation du système solaire. Ce qui est plus tôt que les estimations précédents.

 

Comment a-t-on procédé ? Par mesure isotopique précise des échantillons ramenés par les équipages d’Apollo et notamment ceux d’Apollo 14 d’Alan Shepard et Edgar Mitchell à Fra Mauro.

 

On a analysé des minéraux bien particuliers, les zircons, qui gardent la mémoire de leur formation pendant des périodes très longues. Ces études ont été menées par la géochimiste Mélanie Barboni de l’UCLA.

Article paru dans Science Advance.

 

Phot : Alan Shepard à Fra Mauro (NASA)

 

 

 

Il en résulte une lune plus ancienne que ce que l’on pensait, elle se serait formée approx 60 millions d’années après le système solaire. La mesure a été effectuée sur 8 zircons dans leur état d’origine grâce aux méthodes radiométriques Uranium/Plomb (U/Pb) et Lutécium/Hafnium (Lu/Hf).

 

Dans les deux cas le principe est le même : un isotope instable (le père U et Lu) se désintègre en un isotope stable (le fils Pb et Hf) au bout d’un certain temps. En mesurant les différentes proportions, on a accès à quelque chose similaire à une horloge, et donc on peut déterminer le temps passé depuis la formation.

 

Les zircons sont parfaits pour la datation d’un choc, en effet, ils sont crées au moment du choc.

L’horloge U/Pb permet ainsi de dater le moment de la création du zircon et l’horloge Lu/Hf permet de date l’apparition du magma conséquence du choc, qui va se refroidir et former ainsi le manteau. Et cela indépendamment du fait de un ou plusieurs impacts.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

The moon is older than scientists thought, UCLA-led research team reports  par UCLA

 

Scientists: Moon over the hill at 4.51 billion years old (Update) article de Phys Org

 

Early formation of the Moon 4.51 billion years ago

 

La Lune serait plus vieille qu'on ne le pensait de Futura Sciences.

 

L'origine des radioactivités éteintes : par Marc Chaussidon (Institut 20 Fev 2007)

 

Cours de géochronologie par l’Université de Lille.

 

Chronologie de la formation du système solaire

 

 

 

 

CÉRÈS :.LES GLACES ÉTERNELLES. (08/03/2017)

 

 

La sonde américaine Dawn, orbite la planète naine Cérès depuis Mars 2015.

 

Grâce aux caméras fournies par le MPS (Max Planck Institute for Solar System Research) de Göttingen, cette planète naine a été complètement cartographiée.

 

Un rapport récent produit par le MPS et conduite par Th Platz (voir référence plus bas), s’est intéressé à la partie Nord de Cérès. Ils ont réussi à imager les zones les plus sombres, celles qui sont plongées dans un noir éternel. Malgré ces conditions photographiques difficiles, des photos des dépôts de glace ont été prises.

 

 

Vue du Pôle Nord de Cérès.

 

Les couleurs donnent une indication des hauteurs de terrain : bleu et violet les plus bas, jaune et marron les plus hauts.

Les numéros font référence à 10 cratères bien spécifiques auxquels s’est intéressée la caméra de Dawn et dans lesquels on a mis au jour de la glace « éternelle ». Elle aurait pu, en effet survivre pendant des très longues périodes de temps, même en l’absence d’atmosphère.

 

© Nature Astronomy

 

 

Certains de ces cratères ne sont jamais atteints par la lumière solaire, ceci est dû à la faible inclinaison de Cérès sur son axe : 4°.

 

 

 

 

 

ScreenHunter_1531 Feb

On a dénombré près de 634 cratères en obscurité permanente, et parmi ceux-ci une dizaine avec des points brillants en leur centre. Le cratère baptisé numéro 2 joue un rôle particulier, il semble jeune et a un diamètre de 3,8km. Il est situé à 69,9°N.

 

Les dépôts brillants peuvent être analyses avec le spectro imageur VIR de la sonde. On distingue clairement la signature de la glace d’eau.

 

En a) cratère n° 1 dont l’intérieur possède une grande zone en obscurité permanente. Malgré cela la caméra a pu identifier une zone brillante en b).

 

Le cratère n°2 est illustré en c) et dont on voit les détails en d) et e).

 

© Nature Astronomy

 

 

 

 

 

Dans les zones soumises à une obscurité permanente, la température tombe bien en dessous -163°C, ce qui permet à l’eau de rester à l’état solide pendant de très longues périodes.

Les scientifiques pensent que la glace des cratères polaires de Cérès serait d’origine même de cette planète.

 

Les scientifiques ont toujours pensé que l’intérieur de Cérès contenant une grande quantité d’eau, car sa densité était vraiment faible : 2,16. C’est la deuxième fois que l’on met en évidence de la glace d’eau à sa surface. Herschel le premier l’avait détectée (en fait de la vapeur) en 2014, nous l’avions d’ailleurs évoqué à cette époque.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Ceres: Water ice in eternal polar night par le MPS

 

Where is the Ice on Ceres? New NASA Dawn Findings, article de la NASA

 

Surface water-ice deposits in the northern shadowed regions of Ceres, article scientifique publié par le MPS.

 

De la glace d'eau dans les zones ombragées de Cérès, article de Sciences et Avenir.

 

Détection de glace d’eau sur Cérès, article de ça se passe là haut. Intéressant, à lire !

 

 

 

 

 

Dawn blog

 

Où est dawn?

 

Site de la mission au JPL.

 

Site de la mission à la NASA.

 

 

 

 

 

DAWN :. ON DÉCOUVRE DE LA MATIÈRE ORGANIQUE À LA SURFACE DE CÉRÈS. (08/03/2017)

Image crédit: toutes images : NASA/JPL-Caltech/UCLA/MPS/DLR/IDA

 

La sonde Dawn en orbite autour de Cérès depuis deux ans, vient de faire une importante découverte.

Son spectro infra rouge (VIR) vient de mettre en évidence la présence de matière organique sur une partie de la surface de cette planète naine. Cela se situe dans une zone de 1000km2 situé autour du cratère Ernutet (déesse cobra égyptienne) dans l’hémisphère Nord.

 

C’est la première fois que l’on met au jour directement sur le sol d’un astéroïde de la ceinture principale. On en avait trouvé sur des météorites du type chondrites carbonées, type auquel Cérès est proche.

 

Cette découverte est due à Maria Cristina De Sanctis de l’INAF (Institut d’Astrophysique) de Rome et à ses collègues qui la publie dans la revue Science.

 

Ils démontrent que ces dépôts d’organiques (des hydrocarbures aliphatiques) appartiennent à la planète et proviennent de ses couches internes. Comme les dépôts de sels constituant les zones très brillantes du cratère Occator.

On pense que c’est une action hydrothermale qui a éjecté ce matériau à la surface.

 

Sur cette image que l’on a « poussée » ces dépôts apparaissent en rouge.

 

Photo crédit © NASA/JPL-Caltech/UCLA/ASI/INAF/MPS/DLR/IDA

 

Autre belle vue d’Ernutet et de sa région.

 

 

 

C’est une découverte majeure dans le sens où elle fait progresser notre connaissance de l’évolution de la matière dans notre système solaire. Rappelons que les composés organiques ont participé à la formation des briques élémentaires de la vie comme les acides aminés.

On sait que les composés organiques sont nécessaires à la vie, mais pas suffisant !

 

On s’aperçoit que Dawn est un corps intéressant qui est riche en glace (d’eau) en carbonates, en argiles et en sels de Na et Mg et maintenant en organiques. L’étude continue, Dawn va changer d’orbite (altitude et plan d’orbite) ce qui, on l’espère mènera à de nouvelles découvertes.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

Dawn discovers evidence for organic material on Ceres de la NASA.

 

Dawn discovers evidence for organic material on Ceres de Space daily

 

Dawn discovers evidence for organic material on Ceres (Update) de Phys Org

 

http://science.sciencemag.org/cgi/doi/10.1126/science.aaj2305, article original de Science

 

De la matière organique détectée à la surface de Cérès de ça se passe là haut

 

Des molécules organiques sur Cérès ! Article de Sciences et Avenir.

 

 

 

 

Dawn blog

 

Où est dawn?

 

Site de la mission au JPL.

 

Site de la mission à la NASA.

 

On peut visualiser sur cette animation l’orbite de DAWN dans notre système solaire lors de ces deux visites d’astéroïdes.

 

Galerie d’images.

 

 

 

 

 

NEW HORIZONS :.PLUTON ET SES MYSTÈRES DE GLACE. (08/03/2017)

(Toutes images: crédit :  NASA/Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory/Southwest Research Institute )

 

L’ESA publie un communiqué sur Pluton et New Horizons que je reprends ici en partie.

 

Sur Pluton, l'eau gelée est tellement solide qu'elle forme des montagnes et les glaciers sont constitués de glace d'azote. Les caractéristiques de cette planète naine, que les scientifiques découvrent peu à peu grâce aux informations transmises par la sonde américaine New Horizons qui s'en est approchée en juillet 2015, sont vraiment surprenantes.

 

La planète naine Pluton s'avère beaucoup plus surprenante que prévu car elle présente toutes sortes de phénomènes inexpliqués à sa surface. Pour en savoir plus, nous avons sollicité quelques-uns des plus éminents spécialistes en Europe, en commençant par Elliot Sefton-Nash, de l'Agence spatiale européenne qui a choisi de nous emmener sur une plage pour mieux représenter Pluton, corps céleste qui restait un mystère depuis sa découverte en 1930.

 

D'abord qualifié de planète, puis déclassé en planète naine en 2006, il se dévoile depuis peu grâce à la mission New Horizons, alimentant l'imagination des scientifiques.

……………

 

Une planète à part

Tournant dans l'histoire de l'exploration: le 14 juillet 2015, Pluton a été approchée pour la première fois. La sonde de la NASA New Horizons a effectué des mesures et photographié la planète naine, révélant des aspects d'elle-même totalement inconnus.

 

A Grenoble, Bernard Schmitt et Tanguy Bertrand font partie des équipes qui travaillent sur les données de New Horizons.

Tous deux ont été fascinés de découvrir que Pluton ne ressemble ni aux planètes rocheuses comme la Terre et Mars, ni aux géantes gazeux comme Jupiter et Saturne. Pluton est tout simplement à part.

 

"Quand New Horizons est arrivé sur Pluton, indique Tanguy Bertrand, doctorant à l'Université Pierre et Marie Curie, on a été frappé par la topographie de Pluton parce qu'il y a des montagnes qui cumulent à 4 kilomètres d'altitude et un énorme bassin topographique qui est à moins 3 kilomètres d'altitude par rapport à un niveau moyen. Et ce sont des différences topographiques énormes pour un corps tout petit comme Pluton," souligne-t-il.

 

Les six giga-octets d'images et de mesures transférées au compte-gouttes par la sonde américaine offrent un regard nouveau sur les zones d'ombre qui entouraient Pluton.

 

 

Des montagnes de glace

 

En creusant ces informations, les scientifiques sont tombés sur un monde dominé par la glace. Bernard Schmitt et Tanguy Bertrand nous emmènent voir un lac gelé (voir vidéo précédente) pour mieux nous faire comprendre les différences entre ce que nous avons sur Terre et ce qui a été découvert sur Pluton. "La glace d'eau est proche de zéro degré comme dans tous les glaciers par exemple des Alpes; donc, elle est relativement molle, elle s'écoule et elle forme des glaciers, précise Bernard Schmitt, directeur de recherches au CNRS. Sur Pluton, cette glace est à moins 230 degrés et elle est aussi dure que de la roche; donc en fait, sur Pluton, c'est la glace qui forme les montagnes," insiste-t-il.

Les montagnes de Pluton sont formées de glace d'eau parfois tachetée de givre de méthane. L'immense glacier en forme de cœur sur sa surface est lui constitué d'azote. D'après les scientifiques, cette planète a des cycles saisonniers marqués, ce qui pourrait expliquer quelques-unes des particularités inhabituelles de sa surface.

 

Photo : NASA/JHUAPL

 

 

"A l'équateur, c'est une énigme, expose Tanguy Bertrand en nous montrant des images de Pluton. Il n'y a pas de glace volatile, c'est seulement le socle, la glace d'eau, recouverte de suie noire, de cette matière noire qui provient de la photolyse des glaces par les rayons UV, fait-il remarquer. Donc, il y a tout un contraste de couleurs entre les zones sombres à l'équateur et les zones plus brillantes au nord et ce gigantesque glacier d'azote qui a la taille de la France," explique-t-il.

 

 

Ce glacier nommé Sputnik Planitia pourrait avoir moins d'un million d'années, un jeune âge comparé à ceux des autres planètes. Quant à savoir comment il s'est formé et comment il se renouvelle, la question n'est pas encore tranchée.

 

Comprendre Pluton peut nous aider à faire progresser nos connaissances sur le système solaire dans son ensemble. Alors, pour les scientifiques, il serait souhaitable de retourner sur place.

 

"Je crois que ce serait fantastique d'y envoyer un atterrisseur pour analyser tout d'abord, les structures et la minéralogie de près, mais aussi pour observer Pluton sur une plus longue période, s'enthousiasme Elliot Sefton-Nash, parce qu'on ne l'a vu que lors d'une phase spécifique de son orbite, mais les changements saisonniers pourraient se révéler très dynamiques si on pouvait l'observer pendant toute une année."

 

Photo : Sputnik Planitia vu par New Horizons (NASA/JHUAPL)

 

 

 

 

Tanguy Bertrand renchérit: [Ce qui se passe sur Pluton,] "c'est curieux et donc on a envie justement de simuler ce monde, de faire des expériences, pour essayer de comprendre comment cela marche, puisque sur place, il y a du climat, une atmosphère, des glaces, mais ce n'est pas la même chose que sur Terre."

 

Bernard Schmitt conclut: "Qu'on ait une planète aussi dynamique à une telle distance du Soleil, on ne se l'imaginait pas. Cela nous pose énormément de questions supplémentaires, reconnaît-il, mais une mission spatiale qui pose plus de questions qu'elle n'en résous, c'est une mission réussie."

 

Il y a quelques années, Pluton et ses lunes n'étaient encore que des pixels dans nos télescopes, des points énigmatiques dans la ceinture d'astéroïdes au-delà de Neptune. Aujourd'hui, les scientifiques commencent tout juste à mieux les cerner.

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN:

 

Les glaciers de Pluton décryptés par T Bertrand et F Forget

 

Microphysique de l’évolution des glaces sur Mars et Pluton sujet de thèse de l’IPAG, résumé.

 

Le secret de la glaciation du cœur de Pluton, article de Sciences et Avenir.

 

 

 

 

Le site de la mission NH

 

 

LORRI Images from the Pluto Encounter

 

 

 

 

PILIER SOLAIRE : QU’EST CE DONC À L’AIDE D’UNE BELLE PHOTO DE DIDIER ;

 

Ce phénomène fait partie plus généralement des phénomènes lumineux atmosphériques comme parhélies, arcs zénithal halos etc..

 

Un pilier (ou colonne) solaire est une trainée de lumière au dessus du Soleil (et de la Lune ?) quand on est près du lever ou du coucher.

 

C’est toujours la même histoire, c’est produit par la réfraction de la lumière à travers une mince couche de cristaux de glace

 

 

 

Illustration : notre ami Thierry Lombry

 

 

 

 

 

 

 

Notre ami de Vega et fidèle lecteur, Didier Boisbunon, a eu la surprise il y a quelques jours au lever du Soleil de voir ce spectacle, il a immédiatement pris son appareil photo et nous l’a envoyée.

 

Voici les détails de la photo (qui est sur ce site malheureusement en faible résolution) :

 

APN : Reflex Nikon D600 (capteur full-frame 24x36)

Objectif : Zoom Nikkor 28/300 f/3.5 - 5.6 , cadrage 105mm

F10 , correction -0,7IL , 1/13 sec

Post-traitement sur logiciel Lightroom (équilibrage lumières et contrastes)

 

 

 

 

À consulter si vous vous intéressez à ces phénomènes, ma présentation sur les couleurs du ciel peut être téléchargée sur mon site ftp, elle s’appelle couleur du ciel.zip ; ceux qui n’ont pas les mots de passe doivent me contacter.

 

 

 

 

 

VU D'EN HAUT :.LE JAPON. (08/03/2017)

 

 

Le satellite d’observation Santinel-3A (programme Copernicus) a photographié les Îles Japonaises au mois de Mai 2016, et nous en donne cette image en fausse couleur. Le Japon fait partie des pays situés sur la ceinture de feu et donc sujet à de nombreux tremblements de terre.

 

Les rivières charriant des sédiments dans la mer, leurs eaux apparaissent bleues à l’embouchure sur l’image.

 

La grande tache marron dans la partie supérieure de l’image correspond à l’agglomération de Tokyo, plus bas, l’autre tache correspond à Nagoya avec un peu plus bas la baie de Kobé, toutes trois situées sur l’île principale de Honshu.

 

 

Photo : ESA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE CONSEILLÉ. :.LES TROUS NOIRS, LA GUERRE DES SAVANTS PAR L. SUSSKIND. (08/03/2017)

 

 

Une petite merveille que je suis en train de relire, les trous noirs, ou la guerre des savants (en anglais le titre est : The blackhole war ») par le grand physicien Leonard Susskind.

 

Je vous le recommande il est vraiment relativement, c’est le cas de le dire, simple à lire et il aborde facilement des notions complexes comme entropie, énergie, information et trous noirs.

 

Un must à lire ou à relire.

 

Il est même disponible en format de poche donc accessible à toutes les bourses.

 

 

 

 

 

Voici ce qu’en dit la quatrième de couverture :

 

Que se passe-t-il quand quelque chose tombe dans un trou noir ? En 1976, Stephen Hawking, qui n'était alors qu'un très jeune scientifique, affirme que si on lance dans le monstre cosmique une « séquence d'informations », celle-ci est irrémédiablement perdue pour le monde extérieur. C'est contre cette assertion que se dresse Leonard Susskind, lui aussi très jeune à l'époque, jugeant que l'affirmation de Hawking menace tout l'édifice théorique de la physique parce qu'elle nie la plus fondamentale des lois de la nature : la conservation de l'information. Cet ouvrage raconte la longue lutte intellectuelle qui l'opposera pendant des années à Hawking, et comment ils sont restés amis même si lui, Susskind, a gagné la guerre ! Un livre de vulgarisation hors pair écrit par un des physiciens aujourd'hui les plus importants au monde, père de la « théorie des cordes » et dont les Éditions Robert Laffont ont déjà publié "Le Paysage cosmique".

 

On peut aussi consulter ce site

 

 

 

 

LES MAGAZINES CONSEILLÉS:.POUR LA SCIENCE MARS 2017. (08/03/2017)

 

 

Intéressant notamment pour ceux qui aiment la planétologie, ce numéro contient un très bon article sur la système solaire :

Né du chaos notre ami Alexandre Morbidelli a participé à cet article :

 

Le système solaire, une exception dans l'Univers

Avec quatre petites planètes rocheuses proches de l'étoile et  quatre planètes géantes gazeuses dans la région externe, le Système solaire ne semble pas avoir d'équivalents parmi les milliers de systèmes extrasolaires découverts depuis 20 ans. Ce caractère atypique a incité les astrophysiciens à revoir les scénarios de sa formation. Et la nouvelle version de ce lointain passé est loin de la vision tranquille d'avant : elle décrit plutôt un gigantesque chaos où Jupiter et Saturne, notamment, ont joué le rôle de boules dans un jeu de quilles...

 

 

Dont voici l’édito de Maurice Mashaal :

Il y a plus de vingt ans, en 1995, on découvrait pour la première fois une planète en orbite autour d'un soleil autre que le nôtre. Depuis, plusieurs milliers d'exoplanètes, donc presque autant de systèmes planétaires, se sont ajoutées aux catalogues de l'astronomie. Et à mesure que les découvertes se multiplient, le Système solaire que nous habitons apparaît de plus en plus comme une banalité cosmique.

 

Le Système solaire, une banalité ? En fait, pas du tout. Car sa structure, avec quatre petites planètes rocheuses dans la région interne, proche de l'étoile, et quatre planètes géantes et gazeuses dans la région externe, ne semble pas avoir d'équivalents parmi les systèmes extrasolaires connus à ce jour.

 

Ce caractère atypique a incité les astrophysiciens à revoir les scénarios qui décrivent la formation du Soleil et de son cortège planétaire à partir d'un nuage géant de gaz et de poussière. Et il y a peu, leurs travaux ont convergé pour raconter une toute nouvelle histoire. Trois des principaux protagonistes de ces recherches sur les débuts du Système solaire nous l'exposent dans ce numéro (voir pages 22 à 31).

 

La nouvelle version de ce lointain passé qui remonte à environ 4,5 milliards d'années diffère beaucoup du récit précédent où, somme toute, la formation du cortège solaire se déroulait tranquillement. Elle décrit plutôt un gigantesque chaos où, notamment, Jupiter et Saturne ont dévié vers le Soleil, créant des collisions destructrices et un effet chasse-neige gravitationnel, avant de revenir sur des orbites lointaines. Un chaos bien loin de la régularité d'horloge des mouvements planétaires d'aujourd'hui, sur laquelle l'humanité s'est longtemps appuyée pour concevoir le temps et le mesurer.

 

Signalons aussi deux articles sur la nouvelle définition (quantique) du kilogramme. Sera-t-il ainsi plus pratique ?

 

Finalement JM Levy Leblond nous explique ce qu’est le Spin des particules.

 

 

 

 

 

 

Bonne Lecture à tous.

 

 

 

C'est tout pour aujourd'hui!!

 

Bon ciel à tous!

 

JEAN PIERRE MARTIN

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