LES ASTRONEWS de
planetastronomy.com:
Mise à jour : 18/06/2026
désolé du retard dû à quelques pb de santé.
Conférences et Évènements :
Calendrier
.............. Rapport
et CR
Prochaine conférence SAF. : le mercredi 9 Septembre 2026
(CNAM amphi déterminé quelques jours avant) 19 H
avec
Jean Pierre LUMINET
Astrophysicien LAM et Observatoire de
Paris sur «
LES ORIGINES DU MONDE
»
Réservation comme d’habitude à
partir du 9 Aout 9h00 ou à la SAF directement.
La suivante : 14 Oct 19h « Mesure
de l'histoire de l'expansion de l'Univers,! » avec
Etienne Burtin CEA
Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF :
https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured
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ARCHIVES DES ASTRONEWS
: clic sur le sujet désiré
:
Astrophysique/cosmologie
;
Spécial Mars ;
Terre/Lune
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Système solaire ;
Astronautique/conq spatiale
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3D/divers
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Histoire astro /Instruments ;
Observations
;
Soleil
;
Étoiles/Galaxies ;
Livres/Magazines ;
Jeunes /Scolaires
Sommaire de ce numéro :
Et si la Terre était ailleurs :
CR conf SAF de R Lehoucq du 20 Mai 2026.
(18/06/2026)
JWST :.Il
aurait découvert des « étoiles-trou noir » !
(18/06/2026)
HUBBLE :
Une chute inexorable ?
(18/06/2026)
Voyager :
Ils bougent encore !
(18/06/2026)
Artemis III :.Un
Européen « al dente » à bord !
(18/06/2026)
Psyche :
Elle vient de croiser Mars.
(18/06/2026)
Starship
: Vol 12 presque parfait !
(18/06/2026)
Trou noir :
Il se serait formé avant sa galaxie ?
(18/06/2026)
Astéroïdes :.2026
JH2 nous a vraiment frôlé !
(18/06/2026)
Défense planétaire :
Le NEO Surveyor arrive !
(18/06/2026)
Galaxies :.My
God ! On en trouve sans matière noire !
Le Soleil :.Proba
3 et un vent solaire rapide.
(18/06/2026)
Vu d'en haut :.La
Terre la nuit.
(18/06/2026)
Livre conseillé. Le
grand guide de l’astronomie 11ème édition.
(18/06/2026)
Livre conseillé.
L’énigme de la vie dans le cosmos Encrenaz/Coustenis.
(18/06/2026)
LE SOLEIL. PROBA 3 ET LE VENT SOLAIRE RAPIDE.
(18/06/2026)
Après quelques frayeurs l’ESA est parvenu à reprendre le contrôle de la mission
Proba-3, ouf !
Il est pleinement opérationnel maintenant.
L’ESA vient de publier les premiers résultats du couple de sondes solaires
Proba-3 qui a déjà provoqué 57 éclipses solaires artificielles.
Consulter
les anciens articles
et
aussi
sur ces sondes pour les explications sur la méthode.
Je reprends en grande partie le communiqué de l’ESA à ce sujet.
« Mais les résultats scientifiques sont encore plus passionnants. Pour la
première fois, nous pouvons suivre avec précision la façon dont la
matière provenant du
Soleil se déplace à travers la couronne interne, là où naît la
météorologie spatiale. Les premiers résultats, récemment publiés dans
The Astrophysical Journal Letters,
montrent que les structures du vent solaire dans la couronne interne peuvent se
déplacer trois à quatre fois plus vite que ce que pensaient les scientifiques.
Avant
Proba-3, une éclipse solaire totale observée depuis la Terre était le meilleur
moyen d’observer la couronne interne du Soleil. Lorsque la Lune masque la
lumière directe du Soleil, les photographes expérimentés peuvent capturer de
magnifiques détails dans l’atmosphère autour du Soleil. Mais les éclipses
solaires totales ne se produisent
en moyenne qu’une fois
tous les 18 mois et la phase totale ne dure au maximum que quelques
minutes.
Crédit : ESA-F. Zonno
Proba-3 crée des éclipses solaires totales artificielles en faisant voler ses
deux sondes spatiales en formation extrêmement précise.
Pendant environ cinq
heures d’affilée, la sonde Occulter agit comme une Lune artificielle et bloque
la lumière directe du Soleil afin que l’autre sonde, le Coronagraph,
puisse observer la couronne solaire.
L'instrument coronographe ASPIICS de Proba-3 peut observer jusqu'à 70 000 km de
la surface du Soleil, soit un dixième du rayon solaire. Aucun autre coronographe
spatial ne peut observer la lumière diffusée par les particules de la couronne
solaire d'aussi près du
Soleil.
ASPIICS prend une ou deux images par minute.
Celles-ci sont assemblées en vidéos qui révèlent des mouvements inédits dans la
couronne interne, qui est difficile à observer. « Ces mouvements complexes n’ont
jamais été observés à des longueurs d’onde optiques aussi courtes dans la
couronne interne du Soleil », note Joe Zender, chef de projet Proba-3 à l’ESA.
UN VENT SOLAIRE « LENT » SEMBLE ACCÉLÉRER À PROXIMITÉ DU SOLEIL
On peut voir
la vidéo sur ce sujet
où Proba-3 capture les mouvements de la couronne solaire.
Outre la lumière, le Soleil émet un flux de particules appelé
vent solaire. «
Nous pouvons suivre la façon
dont le vent solaire
s’accélère à proximité du Soleil ; nous l’observons partout dans le champ
de vision de Proba-3, et nous avons déjà constaté des vitesses et des
accélérations qui nous ont surpris », explique Joe.
Tout comme le vent sur Terre,
le vent solaire peut être rapide ou lent, régulier ou en rafales. Le vent
solaire rapide souffle généralement en un courant régulier depuis des structures
magnétiques appelées trous coronaux.
En revanche, le vent
solaire lent est variable et en rafales, ce qui rend sa compréhension plus
difficile.
Sur
cette image de Proba-3, on distingue des filaments clairs en haut au milieu à
droite et en bas à gauche du Soleil
Les scientifiques pensent que le
vent solaire lent est
généré par les lignes du champ magnétique solaire, qui modifient leurs
connexions en fusionnant puis en se séparant à nouveau. Ce processus projette
des masses de plasma (gaz chargé électriquement) sous forme de « streamers » :
de grands rayons lumineux dans la couronne.
« Dans la couronne interne, une région très difficile à observer, nous avons vu
des rafales de vent solaire lent se déplacer trois à quatre fois plus vite que
prévu », explique Andrei Zhukov, de l’Observatoire royal de Belgique, chercheur
principal de l’instrument ASPIICS de Proba-3 et auteur principal de l’étude.
CRÉDIT : ESA/Proba-3/ASPIICS & ESA/Proba-2/SWAP, A. Zhukov (ROB)
Auparavant, les scientifiques avaient découvert que près de la surface du
Soleil, le vent solaire lent pouvait atteindre des vitesses d’environ 100 km/s
mais l’équipe d’Andrei a observé des masses de plasma se déplaçant à une vitesse
de 250 à 500 km/s.
Sur ce graphique Proba-3
observe un vent solaire lent qui accélère près du Soleil
On peut consulter les explications un peu complexes sur le
site du communiqué
ou
de l’image
(en anglais).
Dans l'attente de bien d'autres avancées scientifiques
Il est intéressant de noter que la plupart des données recueillies jusqu'à
présent par Proba-3 n'ont pas encore été analysées. Les scientifiques sont
invités à utiliser les données du coronographe ASPIICS pour étudier le
fonctionnement de la couronne solaire et la météorologie spatiale.
Les principales questions en suspens sont les suivantes :
qu'est-ce qui accélère
le vent solaire ? Comment le Soleil projette-t-il de la matière lors des
éjections de masse coronale ? Et pourquoi la couronne solaire est-elle tellement
plus chaude que le Soleil lui-même ?
À propos de Proba-3
Proba-3 est la première mission de création d'éclipses de l'Agence Spatiale
Européenne. Elle se compose de deux satellites : le Coronographe et l'Occulteur.
Depuis leur lancement en décembre 2024, ce duo de satellites a réalisé non pas
une, mais deux premières mondiales : le premier vol en formation de haute
précision, préparant ainsi la mission à sa première éclipse solaire artificielle
en orbite.
Après avoir atteint tous ses objectifs technologiques, la mission a effectué
jusqu'à présent plus de 60 orbites en formation extrêmement précises. Parmi
celles-ci, 57 ont été
consacrées à la création d'éclipses artificielles, permettant au
Coronagraph d'observer la région interne hautement dynamique de la couronne
solaire. En fournissant aux scientifiques des heures de données scientifiques
par éclipse artificielle, Proba-3 a accompli un exploit majeur dans la recherche
spatiale en physique solaire et héliophysique.
Outre le coronographe ASPIICS, Proba-3 embarque deux autres instruments pouvant
être utilisés à des fins scientifiques.
L'instrument Digital Absolute Radiometer (DARA) de Proba-3 mesure en continu le
rendement énergétique du Soleil avec une exactitude et une précision sans
précédent. Son objectif principal est d'étudier l'évolution du rendement
énergétique du Soleil au fil du temps.
Grâce à son spectromètre d'électrons énergétiques 3D (3DEES), Proba-3 mesure le
nombre, la direction d'origine et les énergies des électrons présents dans les
ceintures de radiation de Van Allen de la Terre. Ces données permettent de
mettre en évidence le comportement des ceintures de radiation terrestres dans
des conditions normales, ainsi que la manière dont elles sont affectées par le
vent solaire et les éjections de masse coronale. »
POUR ALLER PLUS LOIN :
Premiers résultats scientifiques de Proba-3 : un vent solaire étonnamment rapide
L’ESA a repris le contrôle du satellite de Proba-3 !
TROU NOIR :.IL
SE SERAIT FORMÉ AVANT SA GALAXIE ?
(18/06/2026)
C’est l’amas de galaxies de Pandore qui a servi de lentille gravitationnelle
pour découvrir un petit point rouge (en fait trois à cause de l’effet lentille).
Il porte le doux nom de Abell 2744-QSO1.
C’est le JWST avec sa caméra NIRCam qui permit cette découverte par des
astronomes de Cambridge, et elle n’est pas anodine.
En effet, ce petit point
rouge serait vieux de 13 milliards d’années, donc très proche du BB.
Il semblerait bien que ce soit un trou noir super massif (TNSM) formé avant ou
presque en même temps que sa galaxie hôte.
Ce TNSM a été évalué par d’autres instruments à 50 millions de masses solaires !
On sait que les théories sur la formation des galaxies, prévoient la présence
d’un TNSM au centre, mais une fois la galaxie un peu formée afin que notre TN
puisse avaler de la matière.
C’est l’amas de galaxies de Pandore qui a servi de lentille gravitationnelle
pour découvrir un petit point rouge (en fait trois à cause de l’effet lentille).
Il porte le doux nom de Abell 2744-QSO1.
On remarque dans les inserts, les trois images de ce point rouge formées et
amplifiés par effet lentille, QSO1A,B etC.
Cette découverte nous fait nous poser des questions sur les théories actuelles.
Est-ce une remise en
cause de celles-ci ?
Crédits: NASA, ESA, CSA, Ivo Labbe (Swinburne), Rachel Bezanson (University of
Pittsburgh); Image Processing: Alyssa Pagan (STScI)
Quelle est la nature réelle de ce TNSM, certains imaginent des bizarreries comme
une étoile-TN , ou alors un TN sans galaxie !
Bref, comme on dit à suivre !
POUR ALLER PLUS LOIN :
NASA’s Webb Reveals Black Hole That Formed Before Its Galaxy
Webb reveals black hole that formed before its galaxy
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society
Un trou noir né avant sa galaxie ?
Ce
« petit
point rouge »
défie
les astronomes
Little Red Dot Abell2744-QSO1 (NIRCam Image)
HUBBLE :.UNE CHUTE INEXORABLE ?
(18/06/2026)
Notre télescope spatial Hubble, qui devient une relique, a connu quelques
déboires dans le passé, qui ont tous été résolus.
Mais, là, la Physique joue contre lui ! L’activité de notre étoile (solar max)
rend notre atmosphère
plus dense et par conséquence, même à l’altitude où circule Hubble
(approx 550 km) le peu
de molécules d’air freine notre vaillant télescope de plus en plus
rapidement.
Son altitude aurait baissé de 70 km depuis 2022 et le rythme s’accélère. Il
pourrait bruler dans l’atmosphère vers 2030.
Je me souviens qu’un certain Elon Musk avait proposé une mission de sauvetage il
y a quelques années, mais plus de nouvelles.
Évolution de l’apogée (en rouge) et du périgée (en bleu) en fonction de
l’activité solaire (en jaune).
Données d’Avril 2025.
Crédit : Hubble Reentry Tracker
Normalement pour résoudre le problème on donne
un petit coup de poussée
(effectué 3 fois dans le passé), soit par une navette soit par une éventuelle
mission de sauvetage.
Mais la fin des navettes a mis fin à ces petits coups de reboost. Il faudrait
une autre mission de sauvetage.
Pour suivre l’évolution de l’altitude de Hubble, un excellent site :
Hubble Reentry Tracker
Allez Messieurs de la NASA : sauvons Hubble !!!!
POUR ALLER PLUS LOIN :
La chute d’Hubble s’accélère, une course contre la montre est lancée
The Hubble Is Inexorably Falling to Earth
Countdown: When will the Hubble Telescope fall to Earth?
VOYAGER :.ILS BOUGENT ENCORE !
(18/06/2026)
Les plus anciens se souviennent de ces jours de 1977 où une (en fait deux)
sondes furent lancer vers le fond du système solaire.
Voyager 1 et 2, c’étaient leur nom, avait pour mission d’explorer les planètes
géantes et plus loin si possible.
Ces sondes des technologies 1960/1970 nous surprennent toujours, elles sont
encore en vie près de 50 ans après leur envol.
Surtout Voyage 1, situé à 25 milliards de km de chez nous, presque un jour
lumière !
Mais il n’y a pas de miracle, leur source d’énergie s’épuisent (des RTG au Pu
238, dont la radioactivité décroit) et les signaux de plus en plus difficiles à
détecter même par le DSN (Deep Space Network) de la NASA. Certains à la NASA
disent que nous écoutons un « murmure » !!!!
Voyager 1 a depuis longtemps quitté le domaine des planètes géantes, il franchit
l’héliopause
il y a 15 ans. Elle entre
dans un nouveau monde.
Les signaux de notre émissaire interstellaire devenant de plus en plus faibles,
on est obligé de couper certains instruments afin d’économiser de l’énergie.
Quant à Voyager 2, il est un peu plus près de nous.
Bref comme dit dans le titre, ils bougent encore !!!
POUR ALLER PLUS LOIN :
Voyager 1 : le dernier souffle d’une légende spatiale qui ne s’arrêtera jamais
Which Is The Farthest Man-Made Object From Earth?
NASA Shuts Off Instrument on Voyager 1 to Keep Spacecraft Operating
Le site de la mission à la NASA
GALAXIES :.MY GOD ! ON EN TROUVE SANS MATIÈRE NOIRE !
(18/06/2026)
Un petit rappel sur la formation des galaxies, telle qu’on l’imagine
aujourd’hui :
Comme je l’ai déjà lu dans un article, la formation des galaxies est une
collaboration entre ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas ; j’ai
trouvé cela très juste.
Au moment de la « création » de l’Univers, une matière non baryonique (pas
comme nous ni les étoiles) majoritaire s’agglutine sous l’effet de la
gravité. Elle commence à former une sorte de toile cosmique (cosmic web).
La matière ordinaire (le gaz d'hydrogène et d'hélium) a été "aspirée" par
ces puits de gravité. La gravité continuant à faire son œuvre, le gaz s’est
concentré, refroidi, effondré sur lui-même engendrant ainsi les premières
étoiles hôtes des premières galaxies.
Jusqu’à présent, nous pensions que sans matière noire les galaxies
n’existeraient pas, elle agit comme une « glue cosmique » empêchant les
étoiles de s’échapper, dû à la rotation rapide des galaxies.
Voilà l’état des lieux jusqu’à présent.
Or, il semble qu’il y ait du nouveau.
Comme dit plus haut, pendant longtemps, on a pensé que la matière noire était le
"ciment" nécessaire à la formation de toute galaxie.
Or des galaxies bizarres commencent à être découvertes.
La découverte qui a tout changé : la galaxie ultra diffuse
NGC 1052-DF2,
en 2018, on a découvert que le mouvement des amas globulaires à l'intérieur de
cette galaxie se déplaçaient beaucoup
plus lentement que
prévu. Elles devraient bouger vite à cause de l’attraction de la matière
noire, d’après les théories actuelles.
Puis plus tard on découvrit une autre galaxie :
NGC 1052-DF4
Pourquoi ces galaxies n’auraient pas de matière noire ?
Une première explication : collision de deux petites galaxies (bullet dwarf
scenario en anglais).
En se référant à l’amas du boulet (bullet cluster) dont
nous avons déjà parlé.
Lors du choc, la matière noire traverse la collision sans interagir, tandis que
le gaz et les sont ralentis,
formant ainsi une nouvelle galaxie riche en étoiles mais pauvre en
matière noire
Une autre explication : l’influence par effet de marée (Tidal striping en
anglais).
Si une petite galaxie passe trop près d'une galaxie massive, la force de gravité
de la géante peut littéralement "aspirer" la matière noire de la petite. Comme
la matière noire est située en périphérie des galaxies (dans le halo), elle est
la première à être arrachée.
En conclusion, on pense que ces découvertes qui doivent être confirmées,
semblent prouver l’existence de galaxies sans matière noire.
Cela remet-il en cause nos principes actuels sur la formation des galaxies.
POUR ALLER PLUS LOIN :
Galaxies without dark matter mystify astronomers
à consulter absolument.
Des galaxies sans matière noire défient les modèles de formation galactique
ARTEMIS III :.UN EUROPÉEN « AL DENTE » À BORD !
(18/06/2026)
On sait que la mission Artemis III a été
profondément remaniée,
on restera prudent, on ne quittera pas l’orbite terrestres et on essaiera un
rendez-vous avec le module lunaire.
La NASA vient d’annoncer la composition de l’équipe : le
commandant de la NASA Randy Bresnik, le pilote Luca Parmitano de l'ESA, et les
astronautes Frank Rubio et Andre Douglas.
La surprise c’est notre mi Italien
Luca Parmitano,
qui on se le rappelle avait été commandant de l’ISS et avait aussi survécu à une
« noyade » en pleine sortie EVA.
En effet en pleine sortie dans l’espace, son casque s’est rempli d’eau, limite
de la noyade, il put rentrer à temps dans l’ISS. Il a passé un an dans l’espace.
Il espère des menus italiens de temps en temps à bord !
Photo : De gauche à droite : Andre Douglas, Luca Parmitano, Randolph Bresnik et
Francisco Rubio.
Crédit : NASA/Bill Ingals
Cette mission est capitale pour le futur d’Artemis, elle va permettre de
tester des rendez-vous
en vol (comme Apollo 9) avant de s’élancer dans l’inconnu.
Départ en 2027.
Thomas espère en la mission Artemis IV, la Lune !!!!
Vidéo explicative de la mission Artemis III.
POUR ALLER PLUS LOIN :
L'astronaute de l'ESA Luca Parmitano rejoint la mission Artemis III de la NASA
en tant que pilote
Artemis III : un Européen à bord, mais la Lune attendra
La Nasa sert-elle des pâtes? L'astronaute italien prépare une mission al dente
Luca Parmitano: Artemis III pilot
La Nasa dévoile les astronautes d’Artemis 3
STARSHIP : VOL 12 PRESQUE PARFAIT .
(18/06/2026)
Après un abandon à quelques secondes du compte final, c’est finalement le 22 Mai
2026, SpaceX a lancé à partir de la Starbase du Texas en présence de J Isaacman,
patron de la NASA, le vol 12 du Starship, 120 m de haut.
C’est une toute nouvelle
version (V3).
Quelle est la différence entre le moteur V2 et V3 de starship ?
Cette Starship utilise le tout nouveau moteur Raptor V3 (33 pour le booster
Super Heavy) plus puissant et plus simple mécaniquement que V2.
Ce qui permet d’emmener plus de carburant, nécessaire si on veut lancer plus de
Starlink.
De plus la protection thermique a été améliorée.
SpaceX a conçu cette version en pensant au ravitaillement en orbite nécessaire
pour les missions lunaires (et martiennes !!!).
Starship comporte des ports d’amarrage pour les futurs ravitaillements en vol.
Disons que globalement le vol s’est bien passé, malgré quelques problèmes de
moteurs sur le booster et le Starship.
Les 22 satellites ont bien été mis en orbite, et la rentrée s’est passée comme
prévu.
Signalons que parmi ces (faux) satellites, un était dédié à l’étude des tuiles
de la protection thermique grâce à un suivi photographique.
La principale épreuve était de confirmer la solidité du bouclier thermique lors
de la rentrée ainsi que le parfait pilotage de la descente.
Ce vol permet de redonner des couleurs à la firme d’Elon Musk
dans sa compétition avec Blue Origin.
Une vue d’artiste
décrivant la mission vol 12.
|
C’est toujours un régal de voir la puissance des raptor au
décollage. Crédit SpaceX. |
Vue du Starship par un satellite Starlink équipé de caméras. Capture
d’écran. |
Quelques courtes vidéos :
https://twitter.com/i/status/2057952539417461045
courte vidéo du lancement
https://twitter.com/i/status/2057962516282577014
courte vidéo de l’éjection des Starlink.
https://twitter.com/i/status/2057969484879528267
courte vidéo du splash.
Un résumé vidéo de la mission : 8 minutes.
SpaceX Starship: Launch, satellite deploy & propulsive landing
video
POUR ALLER PLUS LOIN :
SpaceX's Next-Gen Starship Passes Its First Flight Test Despite Snags
Starship flight 12 objectives and results
Starship flight test 12
chez Wikipedia
Starship's Twelfth Flight Test
de SpaceX
Starship V3: un amerrissage "contrôlé" qui finit en explosion, la méthode SpaceX
en action
SpaceX : revivez le 12e vol de Starship grâce à ces images exceptionnelles
JWST :.IL AURAIT DÉCOUVERT DES ÉTOILES-TROU NOIR !
(18/06/2026)
Le JWST aurait découvert ce qui s’apparente à une « étoile
trou noir ».
Il a étudié un mystérieux objet très lointain appelé GLIMPSE-17775 et qui se
présente comme un petit point rouge (LRD :
Little Red Dot en
anglais).
Le télescope Webb a découvert de nombreux petits points rouges dans l'Univers
jeune. Ces objets sont très lumineux mais difficiles à expliquer.
Ils pensent avoir trouvé la meilleure preuve jusqu'à présent qu'il s'agit d'un
trou noir supermassif en pleine croissance, entouré d'un épais nuage de gaz.
Cet objet, a eu la chance de pouvoir être observé grâce au phénomène de lentille
gravitationnelle. Grâce à cela, les chercheurs ont obtenu
le spectre le plus détaillé
jamais réalisé pour un « little red dot ».
Les astronomes ont détecté plus de 40 signatures chimiques (hydrogène, oxygène,
hélium, fer, etc.). Toutes pointent vers la même conclusion :
au centre se trouve un trou noir qui avale énormément de matière ; ce trou noir
est entouré d'un cocon très dense de gaz ; ce gaz absorbe et transforme la
lumière produite près du trou noir avant qu'elle n'arrive jusqu'à nous.
Dans la carré supérieur droit, le LRD GLIMPSE-17775 agrandi et observé dans la
galaxie Abell S1063, situé à 1,8 milliards d’années après le BB (z = 3,5) et
plus distant que l’amas de galaxies Abell.
GLIMPSE-17775 semble être un jeune trou noir supermassif en pleine croissance,
enveloppé dans un épais cocon de gaz, et cette découverte pourrait expliquer la
nature mystérieuse des nombreux « petits points rouges » observés dans l'Univers
primordial.
NASA, ESA, CSA, V. Kokorev (University of Texas at Austin), A. Pagan (STScI)
Une vidéo explicative sur le phénomène :
https://youtu.be/aeWyp2vXxqA
POUR ALLER PLUS LOIN :
Webb finds strongest evidence yet for "black hole stars”
Tout sur le JWST sur planetastronomy.
Toutes les photos du JWST sur Flickr.
PSYCHE :.ELLE VIENT DE CROISER MARS.
(18/06/2026)
La mission Psyche,
se consacre à l’étude
d’un monde métallique, un astéroïde géant de 210 km de diamètre, appelé
justement 16-Psyche.
Il est situé à près de 3UA du Soleil.
On pense que contrairement à la plupart des astéroïdes qui sont rocheux ou
glacés, celui-ci est composé
principalement de Fer et
de Nickel.
Pourquoi ?
C’est ce que l’on aimerait bien savoir.
Illustration : ASU.
On se demande si Psyche, si c’est le reste du noyau d’une planète qui aurait
perdu ses couches rocheuses (croûte) suite à un ou plusieurs impacts dans le
passé, ou serait-ce une planète qui n’aurait pas fini son développement ?
C’est apparemment un objet unique dans le système solaire.
Illustration : ASU.
La responsabilité de la mission a été donnée à Lindy
Elkins-Tanton de
l’ASU (Arizona State University)
Lancement en Octobre 2023 pour une arrivée en orbite en été 2029 suite à une
assistance gravitationnelle terrestre en 2024 et un survol de Mars en 2026.
Le 15 mai 2026, la mission Psyche a effectué un
survol de la planète
Mars à environ 4600 km d'altitude.
À cette occasion on a testé les caméras de la sonde sur la planète rouge.
Vue haute résolution du Pôle Sud martien avec sa calotte principalement riche en
glace d’eau. La calotte fait approx. 700 km.
Le passage par Mars sert en tant qu’assistance gravitationnelle pour rejoindre
sa cible.
Crédit: NASA/JPL-Caltech/ASU
POUR ALLER PLUS LOIN :
L’hémisphère Sud de Mars photographié par Psyche
NASA’s Psyche Mission Aces Mars Flyby, Targets Metal-Rich Asteroid
à lire absolument
Psyche: Journey to a Metal World par
l’ASU
NASA's Newly Announced Mission Could Solve the Mystery of Water on Asteroid
Psyche par
Space Daily
MISSION PSYCHE : La NASA va envoyer une sonde sur un étrange astéroïde
métallique par
Trust my Science
DÉFENSE PLANÉTAIRE : LE NEO SURVEYOR ARRIVE !
(18/06/2026)
Le système solaire est parsemé d’éléments témoins de sa formation, la plupart
sont des astéroïdes.
Certains sont plus dangereux que d’autres car ils peuvent s’approcher
dangereusement de nous, ce sont les géocroiseurs, en anglais les NEO,
c’est-à-dire les Near Earth Objects. Certains sont gros, on peut les détecter
avec les moyens actuels, mais d’autres peuvent être de taille plis faible mais
quand même dangereux si impact.
On estime la population d’objets supérieurs à 140 m à plus de 25.000.
C’est la raison pour laquelle que leur détection est fondamentale, cela fait
partie de ce que l’on appelle la défense planétaire.
À cet effet la NASA a mis au point un nouvel observatoire spatiale, le NEO
Surveyor qui devrait être lancé en 2027.
Sa particularité, il va scruter le ciel non pas dans le domaine visible,
mais dans l’Infra Rouge.
Pourquoi, certains si ce n’est la plupart sont noirs comme du charbon et ils ne
sont pas faciles à détecter dans le visible, surtout s’ils sont proches du
Soleil. Par contre ils devraient briller dans l’IR, car chauffé par la Soleil.
Ce nouveau satellite va être mis en poste
au point de Lagrange L1
du système Terre-Soleil.
On rappelle que ces points découverts par Lagrange, sont des points qui tournent
donc à la même vitesse que le corps tournant autour du corps central (La terre
par exemple), et qui sont FIXES par rapport à cet ensemble
CES POINTS SONT DONC FIXES PAR RAPPORT À L'ENSEMBLE Soleil-Terre. Ils tournent
en même temps que la Terre sur son orbite
Certains sont stables (L3 et L4), les autres méta stables, c’est-à-dire qu’ils
requièrent peu d’énergie pour rester à cette position.
|
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Les positions L1 et L2 sont les plus enviées (voir le tableau) car en L2 elle
permet de se protéger du Soleil pour étudier l’Univers profond, alors qu’en L1
on regarde vers le centre de notre système solaire. Les deux sont situées à 1,5
millions de km de nous, l’une vers le Soleil, l’autre sur le côté opposé.
C’est le célèbre JPL qui est en charge de cette mission.
|
Vue d’artiste de NEO Surveyor
Crédit ; NASA/JPL-Caltech. |
Une partie du télescope en salle blanche chez Space Dynamics.
Crédit : Space Dynamics/A. Bills |
La caméra est composée de deux réseaux de détecteurs générant des images dans
deux domaines IR différents. Chaque réseau image le ciel d’une mosaïque de 16
Mega Pix. On peut ainsi mesurer la température des objets et en déduire leur
taille.
Le satellite est équipé d’un pare-Soleil de 6 m de long pour bloquer la lumière
provenant directement du Soleil et qui en même temps servira de panneau solaire
pour fournir l’énergie à bord.
Les informations recueillies sont archivées à la NASA puis envoyées au MPC
(Minor Planet Center) pour identification.
POUR ALLER PLUS LOIN :
NASA’s Next-Gen Near-Earth Asteroid Space Telescope Takes Shape
NASA’s Next-Gen Near-Earth Asteroid Space Telescope Takes Shape
https://www.planetary.org/space-missions/neosm
ASTÉROÏDES : 2026 JH2 NOUS A VRAIMENT FRÔLÉ !
(18/06/2026)
C’est le 10 Mai 2026 que l’Observatoire du Mont Lemmon a découvert avec son
télescope de 1,6 m, dans le cadre de sa mission de défense planétaire, un petit
objet NEO (géocroiseur) baptisé 2026 JH2 devant passer dans quelques jours entre
la Terre et la Lune.
Infographie de l’Agence Spatiale Européenne (ESA)
JH2 est passé au plus près de la Terre (à
85215 km de sa surface,
0,22 fois la distance Tere-Lune) le 18 Mai 2026.
Sa probabilité de « rencontre » avec nous était nulle.
On estime sa taille à quelques
dizaines de mètres,
un peu similaire à Tcheliabinsk en 2013.
Ce genre de passage en taille et distance se produit relativement souvent, c’est
la raison pour laquelle il est fondamental de surveiller l’espace< ;
Prochain rendez-vous le célèbre
Apophis en 2029
qui devrait nous frôler à 30.000 km !
POUR ALLER PLUS LOIN :
L’astéroïde JH2 est passé à 85215 km de la Terre
Watch an asteroid the size of a blue whale hurtle towards Earth live online
TODAY
https://en.wikipedia.org/wiki/2026_JH2
VU D’EN HAUT :.LA TERRE LA NUIT.
(18/06/2026)
La NASA vient de publier quelques photos de notre planète la nuit, photos prises
de l’espace par des satellites US.
En voici une qui m’a vraiment plu.
Ces images (il y en a plusieurs, dont la
Terre entière vue la nuit)
font partie du projet « Black
Marble » qui s’étend depuis une dizaine d’années.
Ces images sont produites par les caméras VIIRS (Visible Infrared Imaging
Radiometer Suite) des observatoires spatiaux NOAA 20 et 21.
On se rend compte des différences d’illumination en fonction des zones habitées
ou peu habitées et les zones de population dense.
Cette image a fait la couverture de Nature du mois d’Avril 2026.
Clic sur l’image pour plus de détails.
L’étude montre qu’en fonction du développement de certaines régions (Chine,
Inde) au cours du temps, l’éclairage change.
De même on se rend compte que depuis l’utilisation des LED, la pollution
lumineuse diminue en France, au Royaume Uni, la Hollande.
Crédit : NASA Earth Observatory/Michala Garrison
POUR ALLER PLUS LOIN :
Picturing Earth in a New Light
LIVRE
CONSEILLÉ :.LE GRANDE LIVRE DE L’ASTRONOMIE 11EME EDITION ;
(18/06/2026)
Régulièrement les éditions Glénat
mettent à jour le
celèbre grand guide de l’Astronomie, avec Introduction de H Reeves.
On en est à la 11ème édition, édtion 2026 avec
tous les derniers
évènements et découvertes.
Un guide très généraliste sur tous les thèmes de l’astronomie, qui plaira à tous
les catégories de lecteurs.
Il est préfacé par Hubert Reeves. C’est la 11ème édition.
Voici de qu’en dit l’éditeur :
Galaxies, constellations, étoiles et systèmes solaires… Le Grand guide de
l’Astronomie vous invite à découvrir l’espace. Cette nouvelle édition
entièrement mise à jour du célèbre Grand Atlas de l’Astronomie a été conçue par
un collectif d’astrophysiciens et préfacée par le plus célèbre d’entre eux,
Hubert Reeves.
Peut-on observer des supernovas avec un télescope amateur ? Pourquoi Uranus
a-t-elle cette couleur bleuâtre ? Comment reconnaître la constellation
d’Andromède ? Quelles découvertes découlent de la mission InSight et de ses
recherches sur la planète Mars ? Plongez dans un univers fascinant grâce à des
images spectaculaires, capturées par les satellites de la NASA, et partez à la
découverte des secrets du cosmos. Un guide indispensable pour tous les curieux
du ciel, qu’ils soient débutants ou passionnés.
Ce Grand guide de l’Astronomie comporte :
- Une préface signée Hubert Reeves, célèbre astrophysicien et vulgarisateur
émérite.
- Des images satellites provenant de la NASA ainsi que des images spectaculaires
du James Webb Telescope.
- Une impressionnante documentation d’archives qui intègre les recherches
spatiales les plus récentes : la toute première photo du trou noir, les
dernières découvertes d’exoplanètes, les missions Proxima et Alpha à bord de
l’ISS avec Thomas Pesquet, le tourisme spatial avec les sociétés privées et les
dernières missions et découvertes sur Mars et la Lune.
- Une section répertoriant 88 constellations avec pour chacune d’entre elles,
une carte précise indiquant leur localisation dans l’espace ainsi que leur
magnitude stellaire.
- Une liste des observatoires de France et du monde ainsi qu’un glossaire
complet.
320 pages couleurs, code :9782344074947
30,0€
POUR ALLER PLUS LOIN :
LIVRE CONSEILLÉ :. L’ÉNIGME DE LA VIE DANS LE COSMOS
ENCRENAZ /COUSTENIS.

Nos amies astronomes Thérèse
Encrenaz et Athéna Coustenis ont fait très fort avec leur nouvel ouvrage
dédié à la recherche d’autres mondes habitables.
Si l’une, Thérèse, s’est consacrée plus particulièrement à la partie concernant
les planètes telluriques de notre système solaire, l’autre, Athéna, s’est
intéressée aux différentes lunes des planètes géantes pouvant abriter la vie.
Les derniers chapitres étant consacrés aux planètes extra solaires et critères
de vie extraterrestres.
Voici ce qu’en dit l’éditeur :
« Que ce soit sur Vénus, l'objet interstellaire ‘Oumuamua ou une exoplanète
lointaine, la question de la vie extraterrestre fascine l'humanité depuis des
siècles. Au-delà des fantasmes et de la fiction, des scientifiques mènent des
recherches passionnantes sur la possibilité d'une vie ailleurs : où celle-ci
aurait-elle pu ou pourrait-elle apparaître ?
Dans ce livre richement illustré, deux astrophysiciennes vous invitent à un
grand voyage dans le temps et l'espace sur les traces de cette quête hors du
commun.
Après avoir exploré ce qui définit la matière vivante et les moyens dont nous
disposons pour la détecter dans le Cosmos, vous partirez faire le tour des
planètes du Système solaire à la recherche de mondes potentiellement habitables.
Vous poursuivrez ensuite votre voyage vers les planètes extrasolaires
découvertes au cours des dernières décennies. Enfin, vous ferez un bond vers le
futur, au plus près des perspectives offertes par l'exploration spatiale
humaine, aujourd'hui en orbite autour de la Terre, et peut-être demain autour de
la Lune ou de Mars... avec tous les questionnements que soulève cette
démarche. »
Bref un sommet sur les dernières connaissances, à avoir dans sa bibliothèque.
Edition Eyrolles, EAN 9782416019043
20€
POUR ALLER PLUS LOIN :
Bonne lecture à tous.
C’est tout pour aujourd’hui !!
Bon ciel à tous !
JEAN-PIERRE MARTIN
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