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Mise à jour 31 Mars 2026.

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CONFÉRENCE MENSUELLE

De Roland BACON CRAL Observatoire de Lyon

« APRÈS L’ELT, QUEL AVENIR POUR LA COMMUNAUTÉ
ASTRONOMIQUE EUROPÉENNE ESO ? »

Organisée par la SAF

En présence du public et en vidéo (direct) sur canal YouTube SAF

Le Mercredi 11 Mars 2026 à 19H00

 

Photos : BZ pour l'ambiance. (Les photos avec plus de résolution peuvent m'être demandées directement)

Les photos des slides sont de la présentation de l'auteur. Voir les crédits des autres photos si nécessaire

La présentation est disponible sur ma liaison ftp ,

Rentrer le mot de passe, puis aller à CONFÉRENCES SAF ensuite SAISON 2025/2026 ;

Elle s’appelle : 2026-03-Paris-SAF-ESO.pdf

 

La vidéo de la réunion est accessible à cet URL :

https://youtu.be/GkCm3VwQcFg

Et aussi sur la playlist des conférences mensuelles d’Astronomie de notre chaine YouTube SAF.

 

 

 

 

 

Nous étions approx 70 dans la salle et 86 à distance sur YouTube.

Les problèmes sur YouTube semblent enfin résolus, bon son et bonne image.

 

 

 

Roland Bacon est notamment le père de MUSE le spectro imageur monté sur les télescopes du VLT.

 

 

Bien que le nouvel ELT ne soit pas encore en service, on s’intéresse à la suite, l’avenir lointain : l’astronomie au-delà de l’ELT.

Pourquoi autant à l’avance : il faut 20 à 30 ans pour construire les instruments qui y seront employés !

 

Son dernier ouvrage : En quête de galaxies Une aventure humaine et scientifique

 

Il a visité le site de l’ELT en Décembre 2025 il est situé à 3000m d’altitude, sur le pic de Cerro Armazones dans le désert d’Atacama au nord du Chili

 

Sa remarque : énorme ! Première lumière en 2029.

 

 

 

 

 

LA SUITE : LE WST.

 

Rassurez-vous, on ne va pas faire plus gros, mais plutôt développer un télescope grand champ capable de faire des sondages massifs spectroscopiques.

 

C’est le projet WST acronyme de Wide field Spectroscopic Telescope.

C’est un consortium de 34 pays et 23 Instituts, et plus de 800 membres.

Ce télescope n’a pas encore de point chute, on pense que ce sera au Chili avec les autres dans le désert de l’Atacama.

 

L’étude a démarrée en 2025, puis un appel à idées lancé en sept 2026.

Ensuite étude des différentes propositions pour approbation par l’ESO en 2028 et démarrage du processus.

Première lumière : 2040.

 

Quel sera le panorama des télescopes en 2040 ?

·         ELT

·         Rubin/LSST

·         Euclid dans l’espace

·         SKAO (Square Kilometer Array Observatory)

·         Einstein Telescope pour les OG

·         Nancy Roman dans l’espace.

 

Panorama extrêmement riche, il faut voir ce qu’il manque.

La plupart de ces télescopes vont fournir des milliards d’images.

 

Mais le besoin est en spectroscopie, c’est d’ailleurs comme le dit joliment notre conférencier, c’est la spectroscopie qui a fait basculer l’astronomie dans l’astrophysique !

Un rappel :

La spectroscopie c’est :

·         La dispersion de la lumière grâce à un prisme ou un réseau de diffraction

·         Effectué avec un spectrographe il produit des spectres.

 

Que peut-on mesurer avec ?

·         La composition chimique grâce aux raies d’émission et d’absorption

·         La vitesse radiale grâce à l’effet doppler-Fizeau

·         La distance grâce au décalage vers le rouge

 

 

Alors, les spectres sont moins sexy que les images mais ils donnent beaucoup plus d’informations.

 

Comme on le voit sur cet exemple.

 

Image optique à gauche et spectre à droite de QSO J052-4351.

 

C’est en fait un quasar, on le sait grâce au spectre, il permet aussi de mesurer la distance : z=4.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour faire de la spectroscopie de façon massive, il faut un spectrographe multi objets (MOS) dont on voit le principe sur la figure ci-contre.

 

Le principe des spectrographes multi-objets (MOS) est de pouvoir observer le spectre de plusieurs objets célestes simultanément, au lieu d’un seul à la fois comme dans un spectrographe classique.

 

C’est un réseau de milliers de fibres optiques chacune consacrée à une région du ciel.

 

Chaque faisceau donnera un spectre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les spectrographes intégraux de champ (IFS) vont encore plus loin que les MOS : au lieu de mesurer des spectres pour plusieurs objets sélectionnés, ils mesurent un spectre en chaque point d’une zone continue du ciel.

 

Un MOS = spectres de quelques objets choisis

Un IFS = spectres de tous les points d’une image

 

Un IFS découpe l’image du ciel en petits éléments et chaque élément capte la lumière d’une petite zone dont on obtient un spectre.

 

Si le MOS est bien adapté aux objets isolés, le MOS est dédié à la cartographie d’un objet étendu.

 

 

 

 

 

 

 

 

Alors MOS ou IFS

 

MOS

IFS

Grand champ de vue

Objets présélectionnés

Pas d’information spatiale par objet

Peu efficace lorsque les objets sont très proches

Spectroscopie de tout

Résolution spatiale pour les objets étendus

Petit champ

Les deux ! Elles sont complémentaires !

 

 

 

Le WST sera constitué de :

·         Un télescope de 12 m de diamètre, il va paraitre ridiculement petit à côté du ELT

·         Un MOS avec grand champ de 2° avec deux modes, basse et haute résolution

·         Un IFS à champ géant : 3 x 3 arcmin2

·         Tous ces instruments fonctionneront en même temps.

 

 

 

Comparaison des différents champs de vision.

 

 

Et finalement le concept du WST :

 

Crédit : Consortium WST.

 

Cette nouvelle d’installation devrait nous permettre de résoudre certains des problèmes pendant en astrophysique :

 

·        La mesure des conditions physiques de la matière juste après le Big Bang.

·        Cartographier en 3D la distribution des galaxies à des très grande échelle

·        Donc, de mesurer les distances d’un très grand nombre de galaxies sur tout le ciel

·        Donc, de réaliser des sondages spectroscopiques pour des millions de galaxies

·         

·        Comprendre la formation de la voie lactée

·        Mesurer les vitesses d’un grand nombre d’étoiles.

·        Donc, des sondages spectroscopiques de millions d’étoiles

·         

·        Mesurer la distribution de la matière noire et son évolution temporelle

·        Mesurer les distances et propriété physique d’un grand nombre de galaxies.

·        Donc, des sondages spectroscopiques de millions de galaxies.

 

 

 

Pour résumer, on espère qu’en 5 ans le WST sera capable de :

 

 

Le conférencier termine sa présentation en citant en détails divers problèmes à portée de WST, ainsi que l’évolution des différents télescopes de l’ESO, voir la vidéo et/ou le pdf.

 

 

 

 

POUR ALLER PLUS LOIN :

 

A Multi Unit Spectroscopic Explorer - MUSE

 

Le site de WST

 

Spectroscopie multi-objets

 

Spectrographe à champ intégral

 

 

 

 

Bon ciel à tous

 

 

Prochaine conférence SAF. : le mercredi 8 Avril 19h «  LES RÊVES DE L’ORIGINE  » avec 
Jean Marc BONNET BIDAUD Astrophysicien CEA

Réservation comme d’habitude à partir du 12 Mars 9h00 ou à la SAF directement.

La suivante : le 20 <Mai « ET SI LA TERRE ÉTAIT AILLEURS ? » avec Roland LE HOUCQ CEA

 Transmission en direct sur le canal YouTube de la SAF : https://www.youtube.com/channel/UCD6H5ugytjb0FM9CGLUn0Xw/feautured

 

 

Les dernières conférences SAF 

 

 

 

Bon ciel à tous !

 

 

Jean Pierre Martin 

www.planetastronomy.com

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